jeudi 8 octobre 2026
batir et investir
AccueilÀ la uneWattwiller, après l’été

Wattwiller, après l’été

L’Alsace est une terre d’eau, forte de plusieurs marques. Parmi elles, Wattwiller, qui puise au coeur des Vosges, à 150 mètres de profondeur. La société est en croissance et innove, entre automatisation, nouveauté et RSE. Alors que l’été est enfin terminé, Maxi Flash est allé s’y abreuver le temps d’une journée.

5H00 

Mise en place des emballages et gestion des robots,
l’humain est toujours central dans l’usine. / ©DR

À l’entrée du village, l’usine se dresse, une enseigne en lettres bleues à son sommet : Grandes Sources de Wattwiller. Impossible pour moi de la rater. Dès la fin de l’Antiquité, Wattwiller est connue pour son eau de qualité. Une production artisanale a débuté au début du XXe siècle, avant de progressivement s’arrêter : « L’activité moderne telle qu’on la connaît s’est recréée à partir de 1993, grâce à un entrepreneur local, François Schneider », me retrace Julian Schmitt, directeur marketing. Depuis, l’entreprise a grandi et est entrée dans le giron du groupe Spadel, qui détient également Carola. Dans l’usine, robots et humains se partagent l’espace. La journée y démarre à cinq heures, avec les consignes du jour. Le travail est organisé en trois groupes qui se relaient 24 heures sur 24, pour suivre la demande. Wattwiller représente près de 4 % du marché de l’eau minérale en France : « Nous sommes parmi les leaders en Alsace. On est en progression de plus de 20 % sur l’année dernière », confirme-t-il. Les employés sont là pour s’assurer du bon fonctionnement des lignes automatisées ou gérer le stock. Certains sont dans le laboratoire, derrière d’immenses parois vitrées. Ils testent, analysent, vérifient. Leur mission : s’assurer de la qualité maximale et de la sûreté de l’eau.

9H00

Les lignes de production sont automatisées.
©DR

Les lignes fonctionnent à plein régime. Remplissage, fermeture, mise sur palette, les bouteilles défilent par milliers. Lorsqu’une machine rencontre un problème, le personnel agit. Une grande coordination est nécessaire pour ne pas perdre la cadence. C’est pourquoi, dès 9 h, une réunion de production est organisée avec la maintenance, la qualité, la logistique. L’occasion, aussi, de dresser un bilan de la veille et de présenter les priorités de la journée avec des indicateurs clés. La collaboration, c’est aussi ça le secret d’une bonne eau : « Ce qui plaît dans notre eau, c’est surtout le duo pureté avec zéro nitrate et le goût neutre, faiblement minéralisé. En résumé, un produit bon qui se boit facilement », assure Julian Schmitt.


11h00

La fontaine à eau est le nouveau produit lancé par Wattwiller
cette année. / ©DR

La réunion planning de production est un autre moment clé de la journée. Une question l’occupe : « Que va-t-on produire dans les prochaines semaines ? ». L’occasion aussi de faire un point sur les fontaines à eau de cinq litres, une nouveauté. Wattwiller a investi deux millions d’euros dans une nouvelle ligne de production dédiée. Ce produit dispose d’un emballage en carton entièrement recyclable. La marque affirme par conséquent réduire de 68 % son utilisation de plastique par rapport à ses bouteilles.

16h00

Les réunions sont essentielles pour coordonner les
différentes équipes. / ©DR

Après avoir relancé les transporteurs pour confirmer le chargement, la fin de journée arrive. C’est l’heure d’une nouvelle réunion, côté marketingvente. L’intérêt de celle-ci est d’aligner les équipes sur la stratégie des deux marques, à savoir Carola et Wattwiller : « Il y a une structure commune d’un point de vue administratif. On est 122 employés au Mise en place des emballages et gestion des robots, l’humain est toujours central dans l’usine. / ©DR total, 52 juste sur Wattwiller », détaille le directeur marketing. Après cela, l’équipe marketing rentre chez elle. Au coeur de l’usine, la production suit son cours, les équipes se relaient inlassablement. Pour moi aussi, l’heure est venue de quitter les lieux, une bouteille d’eau fraîche made in Elsass en main.

LE BILAN DE L’ÉTÉ

2026 est une année historiquement chaude. L’eau est venue à manquer, alors que la demande a explosé. Dans ce contexte, comment Wattwiller a-t-elle géré la situation ? Julian Schmitt, directeur marketing, répond : « Nous avons une vision d’anticipation. Nous montons en stock dès le printemps, tout en respectant nos règles internes de gestion de la ressource. Ce n’est pas parce que d’un coup ça s’emballe et que le carnet de commandes est plein qu’on va faire n’importe quoi. Notre logique, c’est de puiser sans épuiser. Cela signifie qu’on ne prend que la partie renouvelable pour avoir toujours de l’eau demain. D’ailleurs, pour augmenter cette ressource, on a plusieurs projets. On soutient des démarches, avec le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Alsace, pour améliorer le cycle de l’eau, ou avec le Parc naturel régional des Ballons des Vosges. On a aussi un projet de création d’une « forêt du futur ». Si on arrive à avoir de meilleures forêts, le cycle de l’eau peut se pérenniser ». En 2025, Wattwiller a produit 95 millions de litres.

ARTICLES SIMILAIRES
- Publicité -

LES DERNIERS ARTICLES

- Publicité -
SELESTAT