AccueilÀ la uneAlain Kauss fait vivre son Alsace

Alain Kauss fait vivre son Alsace

À Dieffenbach-au-Val, Alain Kauss partage son goût de la nature et de la culture alsacienne. Ancien instituteur et directeur d’école, il écrit, dessine et s’engage pour préserver les richesses de sa région. Un passionné qui aurait pu nous parler toute la journée…

À la sortie de l’école, le cartable était posé pour explorer les environs. Alain Kauss a grandi dans un village où plantes, animaux et lieux-dits se nommaient en alsacien : « J’ai vécu dans la nature tout le temps », raconte-t-il. Plus tard, à Strasbourg, il comprend que cet univers qu’il croyait immuable s’efface. La langue recule, les paysages se transforment. De cette inquiétude naissent ses engagements. Dans les années 1970, il participe à l’occupation du terrain destiné à une usine de plomb à Marckolsheim. Le projet est ensuite abandonné. L’écologiste a également milité contre la centrale nucléaire de Fessenheim. Engagé auprès d’Alsace Nature, il s’installe dans la vallée de Villé en 1981. Avec des amis, il cofonde l’association Rund Um Dieffenbach, pour préserver l’environnement et faire découvrir le patrimoine local. Les bénévoles aménagent un sentier, créent des mares. Ils organisent des sorties pour observer les plantes et les animaux, et lancent un marché de producteurs locaux.

Le dessin prolonge la leçon

Cette envie de transmettre se retrouve dans ses livres, qu’il illustre également. Dans son recueil Bliemle – Fleurs d’Alsace, il classe 200 fleurs par couleur. Pour ce faire, il sillonne l’Alsace, crayon en main, et collecte leurs noms alsaciens, français et allemands, les usages et les croyances qui les entourent. Les histoires racontées à ses enfants, puis à ses petits-enfants, prennent ensuite la forme d’albums illustrés. Un hérisson aux piquants bouclés invite à accepter la différence ; un bonhomme de neige évoque les dérèglements climatiques. Le dessinateur pratique aussi la peinture sous-verre, découverte au Musée alsacien. Il peint au dos d’une plaque de verre, en commençant par les détails : « Il faut imaginer tout à l’envers », explique-t-il. Pour peindre un visage, il prévoit trois soirées. Un art minutieux auquel il a initié sa petite-fille Lise, 19 ans : « Elle est bien plus douée que moi ! », confie-t-il.

l’info en plus

Ses œuvres seront exposées du 20 au 22 novembre à la mairie de Villé.

ARTICLES SIMILAIRES
- Publicité -

LES DERNIERS ARTICLES

- Publicité -
SELESTAT