Au bar L’Esp’As à Epfig, l’association Pokesp’AS 67 réunit des passionnés autour d’un poker sans mise d’argent. Avec Lyne Jehl et Pascal Farina, gérant de l’établissement, les habitués se lancent dans de nouvelles compétitions, sans perdre l’esprit des soirées entre amis. « C’est le poker qui nous a rassemblés ! », se remémore Lyne Jehl, présidente de Pokesp’AS 67. Les joueurs s’y retrouvaient pour les tournois Red Cactus. Au fil des parties, les clients sont devenus des amis. Puis l’envie de découvrir d’autres compétitions a grandi. Pour y accéder, le groupe a créé Pokesp’AS 67, tout en conservant son point de rendez-vous. Rami, belote, tarot… Lyne a grandi dans une famille où les cartes accompagnaient les moments partagés. Elle a découvert le poker il y a environ deux ans, attirée par les tournois organisés dans les bars. Une façon de rencontrer du monde, devenue une passion : « On a envie de s’améliorer parce qu’on apprend tout le temps au poker », explique-t-elle. Observer les adversaires, adapter sa façon de jouer, tenter un bluff : chaque partie appelle une nouvelle analyse, même si la chance garde sa place. À L’Esp’As, les joueurs ont entre 20 et 70 ans. Ils se retrouvent en moyenne trois vendredis par mois, sans miser d’argent. L’association fonctionne avec des dons libres ; les adhésions aux organismes de compétition restent à la charge des joueurs.
De nouvelles cartes à jouer
Avec la Ligue française de poker et la Fédération française de poker associatif (FFPA), les membres vont pouvoir disputer des tournois individuels et par équipes. Une compétition interclubs permettra aussi de rencontrer d’autres associations alsaciennes. Pour l’heure, le groupe prend ses marques dans ces nouveaux formats. L’engouement pose déjà une question : où installer tout le monde ? Le club compte 36 licenciés, un effectif limité par les quatre tables du bar. Lyne et Pascal réfléchissent à ajouter une ou deux tables pliantes pour accueillir davantage de joueurs. Des événements caritatifs dans une salle plus grande sont également envisagés, pour faire découvrir le poker à un public différent. La présidente affiche aussi une ambition : « J’espère un jour avoir un champion de France dans notre association ! », confie-t-elle.




