AccueilÀ la uneERSTEIN I Émilie Vernier rassemble autour du vrac

ERSTEIN I Émilie Vernier rassemble autour du vrac

Depuis plus de cinq ans, Émilie Vernier tient « Il était une fois le vrac », à Erstein. Dans son épicerie, on achète la juste quantité et on prend le temps d’échanger.

Un petit bocal d’huile d’olive pour goûter, des nouvelles de la famille… « Bonjour, madame le vrac ! », lance un habitué : « Bonjour, monsieur le vrac ! », répond Émilie. Chez elle, les courses sont aussi un moment de partage, entre jeunes mamans, retraités et actifs. Tout part d’une épicerie vrac découverte à Nancy. Cette habitante de Gerstheim travaille alors dans un cabinet comptable. Elle mûrit son projet plus d’un an, encouragée par ses proches : « C’est facile de le dire, mais ce n’est pas facile de le faire ! », explique la gérante. Deux semaines après sa démission, le confinement sème le doute. Elle publie alors un sondage dans un groupe Facebook consacré aux producteurs locaux qui recueille plus de 300 réponses, très majoritairement favorables à une épicerie zéro déchet à Erstein. Certains répondants sont aujourd’hui des habitués. Le nom de sa boutique : Il était une fois le vrac, marque ce nouveau départ : « C’est le début de mon histoire ».

La juste quantité pour moins gaspiller

Pâtes, riz, lentilles, huiles, produits ménagers… Chacun vient avec son bocal ou son sac en tissu et achète la quantité nécessaire. Des contenants sont également disponibles sur place. Quelques épices pour une recette, plutôt qu’un grand pot qui risque de se périmer : une façon de limiter le gaspillage, notamment lorsqu’on vit seul. Émilie veut dépasser l’image du vrac « bobo » et cher : « Ce sont des idées reçues qui sont difficiles à combattre. Le vrac reste accessible à tous », estime-t-elle. Acheter la bonne quantité permet de faire des économies mais aussi de garantir la fraîcheur des produits. Les producteurs locaux ont leur place dans les rayons : légumineuses de Graines d’Alsace à Plobsheim, produits laitiers de la Ferme de la Coccinelle à Witternheim, Savonnerie de la Forge à Gerstheim… Bijoux et céramiques de créatrices du secteur complètent l’offre. Après la fermeture d’autres épiceries vrac, elle a accueilli de nouveaux clients : « J’ai l’impression d’être un petit peu la rescapée du truc », constate Émilie Vernier. Elle mise sur le choix et les échanges pour faire vivre sa boutique. Ici, les bocaux se remplissent et les liens se nouent.

Le chiffre

1 500

C’est environ le nombre de références présentes dans la boutique d’Émilie Vernier.

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