mercredi 28 janvier 2026
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Wissembourg. Michel Robiquet relève « le défi » du roman historique

Le général Michel Robiquet a sorti son troisième roman, il suit L’épopée du gendarme Alphonse Kesselkopf (Éditions du Bastberg) avant, pendant et après la guerre de 1870. Surtitré « Une histoire dans l’Histoire », c’est selon son auteur comme le fil d’une pelote de laine : plus vous tirez, plus il sort d’informations liées à cette période méconnue.

Après deux romans policiers, vous passez à un roman historique, pourquoi changer de registre ?

Michel Robiquet : J’ai provisoirement changé de registre. À la fin de mon deuxième roman policier Le raisin à fleur de sang avec son personnage récurrent, je n’avais pas l’intention de faire Plus belle la vie en 2500 épisodes (rires). Philippe Krauth, mon éditeur, me dit que mon gendarme féminin mérite une troisième enquête, qui sortira courant 2026. Entre temps, j’ai fait ce roman historique après avoir visité les impressionnants monuments aux morts de la colline du Geisberg, à la sortie de Wissembourg. Je me suis intéressé à la guerre de 1870 d’autant qu’ici c’est toujours elle qui nous régit, ne serait-ce que par le droit local… J’ai visité les musées, lu des livres, consulté internet et je me suis constitué une base documentaire. Quand j’ai eu fini, il m’est venu l’idée d’inventer un personnage, en l’occurrence un gendarme alsacien qui traverse cette période.

Vous illustrez votre roman de notes et aussi de cartes. Comment vous y êtes-vous pris pour coller à la réalité historique ?

C’est beaucoup plus compliqué qu’un roman policier, je me suis vraiment lancé un défi ! J’ai commencé par écrire un synopsis assez complet, puis à l’enrichir avec un ou plusieurs faits historiques réels. Les notes de bas de page viennent en même temps que j’écris, par exemple j’ai appris que le Territoire de Belfort s’appelait « l’Arrondissement subsistant du Haut- Rhin » jusqu’en 1922… Les cartes sont venues à la fin pour essayer de mieux fixer l’esprit des gens et ce qui est arrivé à mon personnage aussi bien lors de la bataille de Wissembourg qu’en Algérie.

Il a fallu vous intéresser à un autre métier que celui de gendarme, les infirmières de guerre. Qu’avez-vous appris ?

C’était déjà à l’époque un métier difficile, et très peu rémunéré. Elles avaient énormément de courage… Mon personnage, Ernestine, est infirmière à l’hôpital de Wissembourg, elle doit faire avec l’occupant et en même temps soigner des blessés ! J’ai couplé cela avec leur formation et avec la Croix rouge d’Henri Dunant. Pour les gendarmes, j’ai une base documentaire personnelle, un certain nombre de bouquins (rires).

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