Pour Octobre Rose, les Vitrines de Colmar ont décidé d’innover avec quelque chose de marquant : « On a souhaité proposer une campagne forte, féminine, sensible. Notre idée, c’est 20 femmes commerçantes qui posent devant l’objectif de Claire Bollinger, photographe à Colmar. Le slogan c’est : Les commerçantes de Colmar engagées pour Elles », explique Mélanie Stoecklin, animatrice de l’association. Ces portraits ont été réalisés poitrine dénudée, sans que celle-ci ne soit apparente pour autant. Des photos élégantes et pudiques, mais aussi franches et sensibilisatrices.
À LA VUE DE TOUS
Ces clichés ont pour vocation d’attirer le regard pour faire passer un message, « celui de la prévention et du dépistage du cancer du sein », explique-t-elle. Une prévention des plus nécessaires, car un dépistage précoce peut sauver une vie. Détecté suffisamment tôt, le cancer du sein guérit dans neuf cas sur dix. Alors, pour toucher un maximum de monde, ces photos seront affichées dans toutes les vitrines des commerces membres de l’association, ainsi que sur les hauteurs de caisse du Hyper U et les vitrines de la Chambre de commerce.


Assurances. / ©CLAIRE BOLLINGER

Cette opération renverra également vers le site internet des Vitrines de Colmar, avec des informations pour sensibiliser aux différents gestes de dépistage et à la prise de rendezvous. Et malgré cette diffusion d’ampleur, trouver des participantes n’a pas été difficile : « Pas du tout. On en a même refusé à la fin. Elles se sont prises au jeu. D’ailleurs, dans le groupe, deux d’entre elles ont été touchées par la maladie », ajoute Mélanie Stoecklin. Ce shooting a aussi été une expérience humaine pour les participantes : « Elles se sont lancé un challenge, il faut quand même oser poser quasi nues devant une personne inconnue pour une photo qui va être vue par je ne sais combien de personnes. C’était émouvant, beau ».
En cas de succès, cette opération photo pourrait même être reconduite. Pourquoi pas avec les messieurs cette fois, pour le Movember, mois de sensibilisation au cancer masculin ? « Pourquoi pas. Est-ce qu’on va trouver des commerçants motivés ? En tout cas, c’est dans les tuyaux », confie Mélanie Stoecklin.


