Il y a une dizaine d’années, Amandine Piguel s’est rendu compte que le niveau en langue des Français pouvait être amélioré. Ainsi, la jeune maîtresse de conférences s’est lancée dans un projet d’envergure : un jeu pour éveiller à l’interaction en anglais oral chez les plus jeunes. Ainsi, elle a fondé la société Piki & Co, afin de développer le jeu Biumiz. Après s’être rapprochée de Laurence Schmoll de l’Université des langues de Strasbourg, Amandine a obtenu le soutien du CNRS pour poursuivre le développement en didactique des langues. C’est alors que la Satt Conectus, le fournisseur officiel d’innovation, a identifié le projet comme ayant un fort potentiel et a décidé de transférer la technologie et les connaissances du CNRS vers une entreprise privée et prospère : « Grâce à ces deux organes, nous avons pu valider nos hypothèses produit de façon empirique grâce à des tests sur le terrain », explique la fondatrice, Amandine Piguel.
L’apprentissage en immersion
Biumiz se présente comme un jeu vidéo narratif et immersif, accessible dès 4 ans : « Il plonge l’enfant dans des aventures qui se déroulent entièrement en anglais. Évidemment, l’utilisateur ne comprend pas ce qu’il entend, tout comme Biumiz, le personnage principal, qui vient d’arriver sur Terre. Pour accéder au sens, l’enfant se repose sur des personnages comme Tom, l’acolyte de Biumiz, qui l’aide et qui l’accompagne à travers les différentes situations du jeu. Aucune directive, aucun écrit, uniquement de l’oralité et uniquement du jeu en immersion culturelle. C’est en avançant dans le jeu que l’oreille de l’enfant s’habitue et qu’il commence à faire le lien entre ce qu’il entend et ce qui est présenté à l’écran. Près de 70 enfants ont déjà essayé le jeu. Ils l’ont même adopté ! », se satisfait la fondatrice. Biumiz n’est pas un simple jeu vidéo, mais une expérience à vivre en famille, qui permettra à l’enfant d’avoir les bases d’anglais en accédant au collège. Pour cette année, l’objectif est de fabriquer un échantillon du jeu, pour nouer des partenariats de distribution. Pour cela, il faut rassembler un financement. Amandine pense à la Bourse French Tech Emergence (BFTE) de bpifrance.