Une petite pièce tout en longueur. Voilà de quoi est constitué Maison Julia Céramique, l’atelier de Julia Werey. La céramique est arrivée dans sa vie assez tardivement. Pendant longtemps, elle a pris des cours de poterie. Jusqu’à ce que la professeure décide d’arrêter. Julia s’est donc équipée d’un petit tour, et elle a commencé à faire ça chez elle. Petit à petit, une idée a fait son chemin : faire de cette passion, son métier.
À 35 ans, la technicienne de laboratoire s’est réorientée : « Ça a pris beaucoup d’ampleur. Il fallait que je fasse un choix. Et j’ai choisi la poterie. J’ai passé un CAP tournage en céramique, en candidat libre. J’ai démissionné pour me consacrer 100 % à la poterie en 2025 », retrace-t-elle.

LA TERRE AU SERVICE DE L’UTILE
Son inspiration, elle la puise dans le naturel, les couleurs et les tons de blanc et de beige : « J’aime travailler la matière brute, donc je laisse toujours une petite partie non émaillée sur mes pièces ». Chez Maison Julia Céramique, tout est fait main par l’artisane elle-même, de l’élaboration des pièces à la recette de l’émail. Après tout, c’est aussi pour cela que Julia Werey a décidé de faire ce métier, pour le côté « manuel, le toucher de la terre et le fait de partir d’une boule de terre et d’arriver à un objet utilitaire ». C’est en effet la caractéristique de la majorité de ses créations, ce sont des objets ayant une utilité concrète, tels que des bols à ramen, des tasses, des vases, ainsi qu’un peu d’objets décoratifs. Elle peut aussi réaliser des projets sur mesure et propose des ateliers.
Concernant ses produits, elle les vend sur son site internet et des marchés : « Ça fonctionne bien. Beaucoup de gens me passent commande aussi », se réjouit-elle. Julia Werey n’a donc aucun regret quant à sa réorientation. D’autant plus qu’elle n’est qu’au début de son aventure. Elle sera notamment au marché des talents inspirés, au musée Unterlinden, le 4 juillet. Et elle rêve d’ouvrir, un jour, son propre magasin.
L’info en plus
Concernant ses matières premières, Julia Werey travaille le grès. Elle se fournit à la Faïencerie de la Doller, à Guewenheim.




