Comme 35% des Français de plus de 18 ans (source IFOP), je suis célibataire. Situation amoureuse choisie ou pas, nous avons tous et toutes dans un coin de notre tête l’ambition de ne pas le rester. Non, je ne serai pas une femme à chats n’ayant pas vu le loup depuis des décennies ! Je crois encore au grand amour. Mais alors, comment remédier à cette situation ? À l’époque, friejer comme on dit par chez nous, il y avait les bals !
J’en ai souvent discuté avec mamama, comment elle a séduit mon grand-père lors d’une soirée dansante organisée au fin fond de la campagne. Et j’aurais aimé moi aussi rencontrer le prince charmant dans la salle des fêtes de Minversheim ou au club-house (prononcé klub-ouze hein ?!) de Wintzenheim ! Seulement voilà. Plus personne n’en organise des bals, ça n’attire pas les foules, et puis quelle drôle d’idée de choisir un mari dans une salle polyvalente ! À la place, notre génération a choisi les applis de rencontre. En route donc pour installer Tinder et autre Meetic sur mon téléphone. Ce que je n’avais pas anticipé en revanche, c’est qu’être célibataire en Alsace, ce n’est pas pareil que dans le reste de la France. Pourquoi ? Parce que ces applis vous géolocalisent (c’est vrai que c’est plus pratique si le bellâtre vit dans un rayon de moins de 50 bornes !). Et qu’est-ce qu’on a, pas très loin ? Nos cousins Germains !
Stupeur et kummer ! Si j’accepte volontiers un verre avec Alfred, fabricant de poterie à Betschdorf, je ne veux pas de rencards allemands ! Non, Friedrich, ich will kein Wiener Schnitzel manger avec toi ! Nein Gunter, des ech pas possible de nous retrouver pour vider des litrons de binouze à la fête de la bière de Durbach ! Ils ont beau fabriquer les plus belles voitures du monde, les Allemands sont nuls en marketing sentimental. Entre les photos mal cadrées (on ne coupe pas les pieds sur une photo de loin !), les Jackis en Volkswagen jaune rehaussée de néons bleus sous le bas de caisse et les sandales chaussettes, non, non et non ! Et réduire ma recherche de quelques kilomètres revient à me priver des propositions de tout l’est alsacien ! Je milite donc pour que ces applis de rencontre nous permettent d’ajouter une sélection spéciale Alsace « tous les gars à l’ouest du Rhin » ! C’est le minimum, non ? Parce que Knack d’or, oui ! Saucisse de Francfort, non ! Richard Schirmeck c’est oui, Brad Wurst, c’est non !
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