Vous vous êtes confiée dans nos colonnes il y a deux ans. Comment allez-vous depuis ?
Ça va bien. Sur Instagram, l’audience est montée à 25 000 abonnés. Pour le site web, c’est cool aussi, c’est une autre audience et ça s’est pas mal développé. J’ai pu travailler avec la Comédie de Colmar pour la deuxième saison consécutive. J’ai eu l’occasion de parler d’événements pour faire vivre le théâtre, diffuser la culture de façon accessible. Depuis 3 ans maintenant, j’ai aussi un partenariat avec Vialis. Puis il y a eu un gros projet, énorme même, à l’été 2025 ! Avec l’illustrateur Jean Freund et l’Office de tourisme, on a valorisé des adresses de façon illustrée. 10 adresses, 10 illustrations, 10 vidéos, le tout à collectionner sur l’été. Les gens ont joué le jeu.
Vu votre activité, peut-on vous définir comme une influenceuse ?
Je me vois plus comme un média indépendant. J’aime bien ce terme de média parce que c’est un endroit où l’on va aller chercher de l’information, et c’est comme ça que je me considère, notamment avec le site internet.

Vous avez beaucoup parlé de culture et de partenariats avec des institutions locales. Quels sont vos gros projets pour 2026 ?
J’ai quelques lignes directrices parce que j’ai des partenariats à l’année. Sinon, on verra, beaucoup de choses arrivent sur le tas dans ce milieu, on ne peut pas tellement prévoir et c’est ce que j’aime. Mon grand questionnement du moment, c’est de savoir comment continuer de développer le site à l’ère de l’IA. Maintenant, beaucoup de gens demandent directement à ChatGPT : « Je vais deux jours à Colmar, tu me conseilles quoi ? ». La question qui se pose alors, c’est comment un site internet apporte une plus-value face à ça ? La réponse, c’est l’identité. Parler en tant que locale et insuffler ce truc que ChatGPT ne peut pas retranscrire. Sinon, j’élargis peu à peu ma zone. Mon leitmotiv, c’est ce qu’on peut faire facilement à Colmar ou depuis Colmar.
Colmar va donc garder une place importante. Après autant d’années, vous ne vous lassez pas ?
On me pose souvent cette question : « Un jour t’auras fait le tour de Colmar. Tu ne te lasses pas ? ». La réponse est non. Parce que je pense que, quand j’étais petite, je rêvais d’avoir une vie comme celle que j’ai aujourd’hui à Colmar. C’est une très belle ville dans laquelle il se passe énormément de choses. C’est riche culturellement parlant. Ça bouge tout le temps. Il y a toujours des histoires à raconter. Cette ville, c’est aussi la vie de quartier, le sentiment de proximité, la beauté de l’architecture. En témoignent mes 150 milliards de photos de la Collégiale Saint-Martin (rires). Colmar, il faut le vivre pour le ressentir.
Le chiffre
632 000
C’est le nombre d’impressions que le site Pause Colmarienne a connu sur 6 mois en 2025.



