R comme Repères.
La vie ressemble à un immense replay, une rediffusion : sur une plateforme, je regarde les quatorze saisons de Dallas quarante ans après, Catherine Trautmann est réélue maire de Strasbourg vingt-cinq ans après, on nous prédit un choc pétrolier cinquante après. Oui, mais la vie réelle n’est pas la téléréalité : on n’a pas de bouton pour mettre en pause…
P comme Population.
J’ai l’impression que l’actualité bégaie. Une fois de plus, on apprend que la population du Grand Est diminue… sauf en Alsace ! Bon, c’est +0,29 % pour le Bas-Rhin et +0,05 pour le Haut-Rhin, mais quand il s’agit de naissances, c’est toujours une histoire de virgules. Enfin bref… comme dirait le médecin quand il me voit tout nu : on se souvient de la vieille histoire des Lorrains aux grandes oreilles car les mamans les soulevaient par là à la naissance pour leur montrer comme c’est beau de l’autre côté des Vosges. Oui, mais là on a l’impression que dans le reste du Grand Est, les bébés ne veulent même plus naître !… De là à dire que la vie y est triste à mourir…
G comme Géranium.
La saison du fleurissement est lancée, avec la star nationale alsacienne s’il en est, l’emblème floral bi uns par excellence, le pot de fleur garni made in Betschdorf ou Soufflenheim, j’ai nommé : le pélargonium ! Non, non, je ne perds pas les pétales, notre géranium s’appelle bien ainsi et on aurait du s’en douter, car le pélargonium désigne dans la langue commune les espèces du genre botanique Pelargonium, en latin, terme dérivé du grec parlargos et qui désigne, je vous le donne en mille, la forme du fruit du végétal évoquant son bec : la cigogne ! Nos deux symboles portent donc le même nom. A cette différence près que l’un chie parfois sur les jardinières qui contiennent les autres. Et ça, c’est vraiment le syndrome Hans im Schnockeloch: il y a quarante ans, les Alsaciens pleuraient car il n’y avait plus de cigognes et aujourd’hui, ils râlent parce que les mêmes font des nids au dessus de leurs pots de fleurs…




