Quel bilan dressez-vous de la fin de saison ?
C’était quand même une poule et un championnat très compliqués. Malgré ça, l’objectif a été atteint : le maintien. Je suis globalement satisfait de la saison. On peut faire plus, on peut faire mieux, mais ce n’est jamais évident entre ce que tu veux en début de saison et la façon dont tu la termines. Le plus important maintenant, c’est de stabiliser le club à ce niveau-là, de le consolider au niveau structurel et sportif avec l’arrivée de Nabil Sinouh au poste de directeur sportif.
Pour décrire la saison, beaucoup utilisent l’adjectif mouvementé. Qu’en pensez-vous ?
C’est le mot. On était une équipe imprévisible. On a vu des séries en début de saison qui étaient compliquées. Mais on a su réagir. Aujourd’hui, quand on voit ce qu’a fait Haguenau, qui a la moitié de notre budget, c’est une source d’inspiration. Ils se sont fixé l’objectif du maintien, et ils ont fini troisièmes. Nous concernant, on apprend. Colmar est un club historique et solide. Les bases sont saines. J’entends l’exigence des supporters. J’entends qu’on veut aller en National. Mais aujourd’hui, avec notre comité directeur, tout ce qu’on a fait, c’est essayer de stabiliser le club.
Bien sûr, on doit augmenter le budget. Bien sûr, on doit faire un travail de formation plus important au niveau des jeunes. Il y a différents pôles à améliorer, et ça progresse. Maintenant, on vient de monter en National 2. La dernière fois qu’on était montés, on est redescendus tout de suite. Là, on est dans la stabilité. Malgré tout, au cours de la saison, les supporters ont été derrière nous, fidèles. Il y a un engouement derrière le club.

En parlant de trésorerie, allez-vous augmenter votre budget pour 2026-2027 ?
On espère pouvoir le faire. Déjà, le stabiliser, ce serait très bien, parce qu’on voit les difficultés économiques du moment. Prenons l’essence. Aujourd’hui, on a trois camionnettes, plus le bus, ça représente quand même 3 000 à 4 000 euros par mois de frais d’essence. Si tu n’as pas un partenaire qui te suit sur le carburant, comme Leclerc l’Orangerie, c’est compliqué. Donc le budget on y travaille. On espère avoir le soutien de tout le monde et de la commune. Heureusement, on a des partenaires qui nous font confiance. On attend de voir la suite avec eux. D’où la soirée du 10 juin, au domaine le H, chez notre partenaire Neo Even. Une belle soirée pour finir la saison tous ensemble.
Le directeur sportif, Nabil Sinouh, est arrivé en janvier. Quid de l’avenir de l’entraîneur, Pascal Moulin ?
Il y a une proposition de contrat de renouvellement sur le bureau. On attend sa position. C’est un entraîneur sollicité vu son parcours. Moi, j’ai toujours tenu le même langage. J’ai besoin d’une cellule sportive et pas uniquement d’un entraîneur, d’un directeur sportif. Les gens qui sont en place doivent s’entendre. Bien sûr, il y a des divergences. Dans quelle entreprise n’y en a-t-il pas ? Ce sont des choses que l’on doit régler entre nous. Ma vision, c’est de préparer la meilleure saison prochaine et de respecter les contrats de chacun. Après, si la personne n’est pas satisfaite, la porte est toujours ouverte à la discussion.
Quel objectif fixez-vous pour la saison prochaine ?
On visera plus haut, le top 10 minimum, c’est certain. Colmar est ambitieux. Colmar se doit de l’être et là-dessus, vous pouvez nous faire confiance. Aux supporters, je leur dis : continuez à soutenir votre club, parce que c’est le vôtre. Nous, on ne fait que passer. Je pense qu’avec le comité directeur et Guy Meyer, on fait du bon boulot. On essaie de structurer le club, ça ne sert à rien d’aller trop vite. Il faut continuer. On ne peut pas se dire que dans deux, trois ans, on arrivera au niveau de la Ligue 3. Faites-nous confiance et continuez à venir au Stadium parce qu’on prendra plus de plaisir que jamais l’année prochaine.
Le chiffre
1 436 000
En euros, c’est le budget du SR Colmar pour la saison qui vient de s’achever.




