Son processus de création part toujours de l’objet : plutôt que d’imaginer une photographie puis d’en chercher les éléments, elle compose à partir de ce qu’elle récupère : « Je compose une image avec ce que j’ai à portée de main », explique-t-elle.
Fruit d’une résidence de territoire, l’exposition fait dialoguer ses réalisations avec des objets archéologiques du Centre de conservation et d’étude d’Alsace et des œuvres de la collection du FRAC Alsace.
Les œuvres ne sont pas isolées et, de fait, cela peut en modifier le sens. Sa scénographie nous conduit de la création de l’objet à l’objet de surconsommation. Parmi les pièces figure un coin perforé du Néolithique, l’un des objets star de l’exposition qu’elle soustrait à son contexte archéologique. Certaines œuvres seront accompagnées de textes, d’autres resteront ouvertes à la libre interprétation : « Je critique l’objet et je le glorifie en même temps », confie-t-elle
De la mode aux objets récupérés
Son parcours professionnel de photographe de mode et de publicité nourrit cette démarche : « Je valoriserais l’objet à travers la photographie publicitaire, aujourd’hui je fouille les poubelles », résume-t-elle avec humour. Dans le cadre d’ateliers de création, le projet a aussi associé une classe de 5e du collège Beatus Rhenanus, le public de l’Abrapa, la Maison des aînés et des aidants de Sélestat et Emmaüs Scherwiller.
Le chiffre
18
C’est le poids en tonnes des objets reçus chaque jour par Emmaüs Scherwiller. Partenaire de la résidence, Emmaüs a aussi fourni des objets à l’artiste et accueilli les scolaires.
L’info en plus
À l’entrée, les visiteurs pourront déposer un objet accompagné d’une note d’intention. Certains de ces objets pourront intégrer le parcours avant d’être donnés à Emmaüs.




