lundi 24 août 2026
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Elodie Boetsch, en direct de TV7

Originaire du Sundgau, c’est à Colmar qu’elle a construit sa carrière. Attirée par le monde de l’audiovisuel depuis toujours, elle est rapidement devenue le visage de TV7, et aujourd’hui responsable d’antenne. Cette télévision locale, créée en 1994 et appartenant à l’opérateur Vialis, est un véritable acteur culturel. Relais du dynamisme de la ville et de ses habitants, la chaîne est aussi un grand partenaire des événements locaux, à commencer par la Foire aux vins. Elodie Boetsch, elle, y est entrée en tant qu’alternante en 2004. Elle n’en est plus jamais partie. Son ascension au sein de TV7, l’avenir de la télévision et les nouveautés à venir, Elodie Boetsch s’est confiée à Maxi Flash avant la rentrée.

Quel est le quotidien d’une responsable d’antenne de télévision locale ?

Responsable d’antenne, ça veut dire tout gérer. Ça va être l’organisation, l’administratif, les partenariats, les pépins. C’est aussi définir une grille de programmes, choisir les émissions, être présentatrice ou faire des tournages, le montage ainsi que le rédactionnel. Je drive également une petite équipe. Il y a ma collègue Gaël Poulain qui est journaliste reporter d’image (JRI) à plein temps. En résumé, responsable d’antenne, c’est un peu tout. L’ancien responsable de TV7, Patrick Georgenthum, disait : « On fait tout, du ménage du plateau télé à la diffusion (rires) ». Ce qui m’a toujours plu, que ce soit à ce poste ou en tant que JRI, le métier que j’ai appris, c’est le côté multitâche et polyvalent. Les journées ne se ressemblent pas, c’est chouette.

Justement, vous avez débuté à TV7 en tant que JRI. Comment avez-vous atterri ici ?

J’ai toujours eu envie de me lancer dans l’audiovisuel ou le spectacle vivant. Donc j’ai fait un BTS audiovisuel après le bac et ensuite un peu plus de l’administratif et de la gestion de production. J’ai fait une troisième année à Paris dans une école qui proposait une formation de journaliste audiovisuel. Cela amène ensuite au métier de JRI, qui m’attirait. J’ai intégré cette troisième année en alternance, que j’ai obtenue à TV7, une chance de dingue. J’avais 20 ans et je ne suis jamais véritablement partie. TV7, c’était un gros coup de cœur. J’y ai découvert ce qu’est un média local. Souvent, quand on est jeune, on rêve de Paris. Moi, je suis tombée amoureuse de la chaîne de Colmar. Partir à la rencontre de gens passionnés, les interviewer, découvrir leur univers puis les retransmettre, j’ai trouvé ça génial. Ce qui m’a plu aussi, c’est l’aspect spectacle vivant de TV7. On couvre tous les festivals de Colmar.

Puis, très jeune, vous êtes passée responsable d’antenne.

Oui, quand j’ai eu 24 ans, en 2014, l’ancien responsable devait prendre sa retraite. Bien sûr, j’ai hésité. Je n’aurais même pas osé candidater en me pensant trop jeune, avec trop peu d’expérience. Je ne me sentais pas légitime. Mais on me l’a proposé et on m’a dit que je pouvais y arriver. Et puis tu ne refuses pas une opportunité pareille.

Devant ou derrière la caméra, Élodie Boetsch est multitâche à TV7. / ©DR

TV7 a 32 ans cette année. Quelle est la vocation de la chaîne actuellement ?

Elle est toujours un peu la même. La vocation, c’est d’essayer de refléter la vie de la cité avec un axe assez généraliste et positif. Ce n’est pas pour copier Maxi Flash (rires), mais c’est vrai qu’on est local et positif. On a envie de mettre en avant les gens qui ne le sont pas ou qui ne le seraient pas à travers un grand média. J’aime dire qu’on a une mission d’utilité publique, d’un point de vue valorisation du territoire, des gens qui le font vivre. L’autre vocation de la chaîne, c’est une certaine valorisation de la culture. On essaye de faire des sujets où les gens apprennent un petit peu quelque chose. Enfin, on tend le micro aux gens et on leur donne l’occasion et l’opportunité. Si ça peut les valoriser et les aider, c’est génial. TV7, c’est 32 années de présence sur le territoire, 32 années de proximité. Quand on se promène, j’entends de plus en plus : « Ah, c’est TV7 ! ».

Quel est l’intérêt d’un groupe comme Vialis de disposer d’une chaîne locale ?

Alors, il y a deux réponses. Premièrement, quand Vialis a racheté le réseau câblé colmarien en 1994, le CSA imposait un canal dédié au local. Deuxièmement, je pense que c’est cohérent avec ce qu’est Vialis, qui a ce côté proximité. C’est exactement ce qu’on fait. TV7 et Vialis, c’est le même esprit, les mêmes valeurs. C’est aussi une visibilité supplémentaire. Enfin, c’est un plus pour les abonnés de Vialis.

Devant ou derrière la caméra, Élodie Boetsch est multitâche à TV7. / ©DR

Les audiences de la télévision linéaire (NDLR : en direct), ont baissé de 8% entre 2024 et 2025. Les télévisions locales comme TV7 ont-elles encore de l’avenir ?

Je pense que oui. On est dans une période transitoire. Il y a encore des gens sur la télé linéaire. Dans le même temps, de nouveaux usages ont émergé avec les applications, le replay, les réseaux sociaux. Ces deux types de profils sont là en même temps. Je réponds à ça en étant présente partout, en me disant qu’il faut que chacun s’y retrouve. De plus, on valorise le coin, on montre des choses que d’autres ne montreraient pas. C’est tout l’intérêt d’un média local. Il y a toujours un attrait pour le local. J’en suis convaincue. On est noyé de tellement de choses que parfois, revenir à l’essentiel et à ce qui nous touche, ça marche. Entre les citoyens et les médias locaux, il y a une relation, un lien et une proximité particuliers. Donc oui, je pense que ça a encore sa place.

Et quels sont les projets de TV7 pour la rentrée dans quelques jours ?

Nous allons essayer de développer le sport. On aimerait consacrer plus de reportages à des clubs sportifs du bassin colmarien. On verra quelle forme ça prend, je ne peux pas trop m’avancer. L’autre idée, c’est de faire un peu plus de reportages au cœur de la cité, avec du patrimoine et de l’histoire, parler des particularités de la ville. Ensuite, le temps fort de notre été, c’est la Foire aux vins, l’émission phare et culte de TV7. Il y a une histoire particulière avec la FAV. Un de nos gros programmes de la rentrée, c’est donc la rétrospective : une émission avec les images de concerts et les interviews des artistes. Nous allons aussi travailler un peu plus sur les réseaux sociaux. J’ai tellement d’idées. Ce qui me tient peut-être le plus à cœur, c’est l’humain au cœur de nos programmes. La rencontre et l’humain, c’est ce qui résume assez bien TV7.

Repères

2009/2010 : Étude en journalisme audiovisuel en alternance chez TV7.
2014 : Elodie devient responsable d’antenne de TV7.
2020 : Naissance de son fils Thibaut.
2024 : Organisation des 30 ans de TV7.

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