vendredi 31 juillet 2026
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La ferme-auberge du Frankenthal, produit de notre montagne

Accessible uniquement à pied, l’endroit se mérite. Au cœur de la réserve naturelle, Roseline Kempf et Amélie Kauffman y perpétuent les traditions montagnardes. À table, les produits de la ferme sont à l’honneur.

Il faut d’abord lacer ses chaussures de randonnée et compter environ 45 minutes de marche avant de découvrir un panorama exceptionnel, à 1 030 mètres d’altitude. La ferme-auberge du Frankenthal, reconstruite en 1927 suite à une avalanche en 1910, est restée dans son jus. Ici, il n’y a toujours pas d’électricité. Les repas sont préparés au poêle à bois, les aliments sont conservés dans un réfrigérateur à gaz et la vaisselle est faite à la main. Reprise en 2017 par Roseline Kempf, cette marcairie a pris un nouveau tournant en 2024 avec l’arrivée comme associée d’Amélie Kauffman. Amies depuis l’adolescence, les deux agricultrices assurent aujourd’hui l’essentiel du travail.

À l’auberge comme dans leur magasin, ouvert depuis le mois de mai au sein de la ferme, la grande majorité des produits sont issus de leur exploitation. Elles y élèvent des bovins. Chaque année, les troupeaux rejoignent les pâturages d’altitude lors de la transhumance vers le Frankenthal ou le Wettstein. Une pratique qui permet aux animaux de profiter d’une alimentation plus diversifiée durant l’été tout en perpétuant une tradition montagnarde. Pour tendre vers l’agroécologie, la charcuterie vendue sur place est issue de leurs animaux avant d’être transformée par un artisan boucher.

La marcairie (bâtiment agricole dépendant d’une ferme) du Frankenthal et sa terrasse. / ©DR

DE L’ÉLEVAGE À L’ASSIETTE EN CIRCUIT COURT

En développant cette production, Roseline et Amélie souhaitent remettre le lait de brebis au goût du jour dans la vallée : « Ce n’est pas vraiment dans notre culture ici. Il faut que les gens apprennent à redécouvrir ces produits », souligne Roseline Kempf. Les associées élèvent une soixantaine de brebis dont le lait est transformé en fromages, yaourts, crèmes dessert ou encore de la feta : « On veut vraiment faire du circuit court pour avoir la meilleure qualité possible », explique Roseline Kempf. Une démarche qui s’accompagne d’une agriculture respectueuse de l’environnement : « Si on ne prend pas soin de nos pâtures, on ne peut pas produire », conclut-elle.

LE CHIFFRE

75

C’est la superficie en hectares, de l’exploitation de Roseline Kempf et Amélie Kauffman. Elles y élèvent des bovins de race vosgienne et limousine ainsi que des brebis lacaune.

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