Que va-t-on trouver dans cette exposition exceptionnelle ?
Cette exposition, « Auguste Bartholdi, la Liberté éclairant le monde », s’attache déjà à faire connaître Auguste Bartholdi à un plus large public, parce que c’est un artiste qui a été largement éclipsé par sa propre œuvre. Ensuite, l’idée, c’est de revenir sur les origines de la Statue de la Liberté, des prémices du projet jusqu’à son inauguration en 1886.
Pour élaborer cette exposition, le musée Bartholdi de Colmar a été mis à contribution. Quelles œuvres vont être présentées ?
Une centaine seront exposées. Soixante-dix viennent du musée Bartholdi, nous sommes donc le premier prêteur. C’est dire aussi la richesse de nos collections. C’est incontournable lorsqu’on travaille sur la Statue de la Liberté parce qu’on a des pièces essentielles. Il n’y aura pas que des sculptures, il y a aussi des œuvres un peu plus modestes.
Je pense notamment à tout ce qui est coupures de presse, gravures, estampes, qui sont très intéressantes. Sans oublier les photographies bien sûr, pour documenter les étapes du projet, une partie essentielle de l’histoire de ce monument. Il y a eu toute une campagne de communication autour. Elle est devenue célèbre avant même son inauguration et c’est ce qui a permis la levée de fonds et le financement du monument.

espace de l’exposition. / ©MUSÉE D’ORSAY
/ C. KEMPF
Une expérience immersive attend aussi les visiteurs.
Oui, une expérience en réalité virtuelle (VR). En parallèle de l’exposition, le musée d’Orsay a développé cette proposition en VR pour laquelle je suis aussi conseillère scientifique. Avec un casque, il est possible de suivre un récit en réalité virtuelle qui vous amène à visualiser toutes les étapes de création de la Statue de la Liberté, ainsi que l’aventure que ça a été pour Bartholdi.
Ce qui est intéressant avec la réalité virtuelle, c’est qu’elle pallie un problème de l’exposition, à savoir que le monument en question, on ne peut pas le faire venir (rires). Cela permet également d’avoir des notions d’échelle et historiques. Et d’attirer un autre public.
Que faut-il retenir de cette exposition ?
Premièrement, rien que le fait que le nom Auguste Bartholdi soit dans le titre, c’est quelque chose d’essentiel. Comme je le disais, l’objectif principal, c’est de faire connaître Bartholdi. C’est un artiste absolument majeur, derrière un phénomène international exceptionnel. Ce n’est pas simplement pour lui rendre hommage. Ensuite, c’est une fierté pour la ville de Colmar d’avoir ces collections et de pouvoir les mettre en valeur à un niveau international au musée d’Orsay.
L’info en plus
Juliette Chevée est présente dans le podcast de France Inter sur la création de la Statue de la Liberté, « L’épopée de Lady Liberty ».



