vendredi 20 février 2026
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Colmar. Lucie Hamon, com’ à la maison

Elle n’a pas l’habitude d’être dans la lumière. Habituellement, elle oeuvre dans l’ombre, orchestre la communication de la Ville et de l’Agglomération. Fin 2025, Lucie Hamon a pris la tête d’un nouveau pôle d’envergure à la mairie. Pour l’occasion, Maxi Flash revient sur son parcours.

Comment a débuté votre carrière à la mairie de Colmar ?

Lucie Hamon : Il faut savoir que j’ai grandi en région mulhousienne, je suis Alsacienne. Après avoir eu mon bac, j’ai fait mes études à Strasbourg, en communication. J’ai terminé mon master à Paris. J’ai été amenée à faire tout un tas de stages soit dans des médias, soit en collectivité. Si bien qu’après mes cinq années d’études, j’avais déjà fait six mois à l’Eurométropole de Strasbourg et six mois à la Ville de Mulhouse. J’en ai aussi fait aux DNA entre autres.

Plus tard, je suis remontée à Strasbourg pour un stage de fin d’année chez le plus grand bailleur public local de logements sociaux. Ils m’ont proposé un CDD que j’ai accepté. C’était mon premier job. Puis j’ai vu cette offre d’attachée de presse à Colmar. En ayant déjà été au service presse de Strasbourg et Mulhouse, j’ai répondu à l’offre et c’est comme ça que j’ai été retenue, en 2018.

Pourquoi avoir finalement choisi la communication et pas le journalisme ?

J’ai vraiment hésité. Les médias et l’écriture m’ont toujours passionnée. Mais pendant un stage d’observation aux DNA, on m’a dissuadée. Les journalistes m’ont dit : « Ah non, le secteur est totalement bouché en ce moment, il ne faut pas se lancer là-dedans ». À 15 ans, ils m’ont fait un peu peur (rires). Voilà pourquoi je me suis plutôt orientée dans la communication. Je savais que c’était un métier d’avenir qui n’allait que se développer. Je ne me voyais pas être dans la communication pour vendre des ampoules, il fallait qu’il y ait un intérêt public. D’où les collectivités. L’intérêt général m’anime tous les jours. De plus, cette histoire de contre-pouvoir entre les médias, la collectivité, le milieu politique local, j’adore.

Depuis 2018, vous avez rapidement gravi les échelons ?

Oui, c’est allé vite. Je suis restée attachée de presse 4 ans, avec deux maires différents, Gilbert Meyer puis Eric Straumann. Ce qui est passionnant, c’est que vous êtes sur le terrain. Très vite, j’ai connu le tissu économique, associatif, culturel, sportif. Puis à 27 ans, le 1er janvier 2022, je me suis retrouvée propulsée directrice de la communication. Je me suis retrouvée face à des personnes qui avaient 50 ans, là depuis 10 ans, et qui m’avaient connue comme la petite attachée de presse. Leur confiance n’était pas acquise, il fallait convaincre pour être suivi.

« Je ne me voyais pas être dans la communication pour vendre des ampoules, il fallait qu’il y ait un intérêt public. »

Le 1er octobre dernier, le poste s’est élargi, je suis devenue directrice de la communication, de l’événementiel et de la vie associative. Pour coordonner l’événementiel, éviter que les associations soient ballottées, un service événementiel et un service vie associative ont été créés et regroupés avec le service communication sous une seule et même direction. Mon travail en ce moment, c’est de mettre ça sur pied. J’aime les challenges, j’aime évoluer, j’y ai pris goût.

Entre l’organisation de ce nouveau service et les élections municipales, votre année 2026 s’annonce chargée.

Elle va l’être en effet. Jusqu’en mars, c’est mon sprint final. Parce qu’une fois qu’on a fait passer le premier conseil municipal, je pars en congé maternité. Donc l’année va passer assez vite finalement (rires).

Lucie Hamon
@DR

Que va changer le résultat du scrutin pour vous

Pas grand-chose. On a un devoir de neutralité en tant qu’agent territorial. C’est extrêmement important. Par exemple, la communication d’Éric Straumann, je ne m’en charge pas. Par contre, la communication du maire de Colmar et de ses actions, oui. La frontière est hyper fine, mais elle existe. Un service communication peut fonctionner de la même manière, quelle que soit la couleur politique de la municipalité. Quant à moi, je ne suis pas fonctionnaire. Je n’ai pas passé les concours de la fonction publique.

J’ai été embauchée en tant que contractuelle. Mais j’aimerais bien passer le concours un jour, parce que je ne me vois pas ailleurs que dans la fonction publique. L’échelon territorial est le plus intéressant. Vous avez les mains dans le cambouis. C’est là où vous êtes le plus proche de vos habitants, c’est concret. Un concours serait important pour continuer à évoluer. À un moment donné, il faudra passer par là.

Le chiffre

40

C’est le nombre de personnes que compte le nouveau service communication, événementiel et vie associative de la Ville.

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