Idriss Dridi a très vite été poussé par ses parents à faire des études et il s’est inscrit en licence de droit. Son destin a basculé le jour où il a coupé les cheveux de son grand frère : « Je l’ai mis sur les réseaux sociaux. Ça a bien fonctionné ». Les demandes sont arrivées, et il s’est mis à coiffer d’autres personnes chaque week-end, dans son garage. Puis, soudain, la pandémie, les restrictions. Mais Idriss, lui, a continué : « Je me permettais de couper comme je voulais », avoue-t-il.
Pas vraiment dans les clous. Il a multiplié les endroits, dans des caves, des caravanes, dans les remparts de la ville : « C’était une galère. Mais je prenais du plaisir, je ne faisais pas de mal », se défend-il. Cette passion est née en lui de cette façon, impromptue. Comme il le dit lui-même : « La coiffure m’est tombée dessus ». Pour faire les choses dans les règles, il a alors délaissé le droit, pour ouvrir son propre salon, The Box Barber Shop.
RAMENER LA COUPE À LA MAISON
Complètement autodidacte, sans formation, Idriss Dridi a appris seul. Il fait pourtant montre d’un talent certain : « Ici, on est dans le détail. L’univers du barbering, c’est de l’art ». Actif sur les réseaux sociaux, il coiffe même des stars du football, à l’image de Robin Risser, gardien du RC Lens et de l’Équipe de France, ou d’Estéban Lepaul, meilleur buteur de Ligue 1. Il est aujourd’hui proche de ces deux athlètes : « Robin est humble, il a pris son rendez-vous comme une personne lambda. Estéban aussi, je l’apprécie vraiment. On a tissé un lien incroyable. C’est comme s’il était de ma famille », témoigne-t-il.
Les coupes, Idriss Dridi ne les soulève pas, il les crée. Pas de quoi lui monter la tête. Il reste fidèle à lui-même, les pieds sur terre et proche de ses clients, peu importe qui ils sont : « Chaque personne qui passe le pas de la porte devient la famille ». Son salon fonctionne plus que bien. Par conséquent, il envisage d’en ouvrir un deuxième prochainement, à Strasbourg. Le futur repaire des joueurs du Racing ?
L’info en plus
Le nom du salon est un hommage à un box de stockage dans lequel il a coupé des cheveux pendant un temps : « Les gens disaient : je vais au box (rires) ».



