L’association Espoir a été fondée en 1973, après qu’une personne soit morte de froid dans les rues de Colmar pour la première fois.
Depuis, la problématique des personnes à la rue n’a fait que s’accentuer. L’association, elle, est aujourd’hui l’une des plus importantes d’Alsace : « Espoir est devenue une référence en termes d’accueil », commence sa présidente, Renée Umbdenstock, membre depuis 1995.
Logements, insertion, accueil d’urgence, Espoir possède en effet plusieurs cordes à son arc.

UNE ASSOCIATION AUX MILLE ET UNE ACTIONS
Il y a tout d’abord la ferme auberge de la Clausmatt sur les hauteurs de Ribeauvillé qui accueille des personnes dans l’addiction.
Il y a également les logements de la résidence Oppenheimer et les foyers Jean-Marie Tjibaou et Victor- Schoelcher : « Là, c’est l’accueil d’urgence de jour et de nuit ou des séjours un peu plus longs selon l’établissement. Chaque personne qui ne sait pas où dormir peut venir. On leur propose une douche, à manger et un suivi », détaille-t-elle. En 2024, 324 personnes ont été accueillies en urgence.
Pour tout cela, l’association peut compter sur 140 à 150 salariés, en plus des bénévoles. Ces derniers travaillent essentiellement à la Clausmatt et au CAVA, le pôle réinsertion. 70 à 80 personnes y sont accompagnées, et participent à la vie du lieu et de ses salles de vente.

Un peu comme Emmaüs, des objets divers et variés sont donnés à l’association, avant d’être réparés puis revendus. L’argent récolté permet à Espoir de rester indépendante : « Ça donne une petite marge de manoeuvre », confirme-t-elle.
Vient enfin l’ACI, espace proposant des ateliers pour se former, sur les espaces verts, la menuiserie, la soudure et même la réparation de vélos : « Le but c’est qu’à la fin ils trouvent une formation, un contrat d’apprentissage, ou un emploi ». Pour faire tourner toutes ces branches, Espoir a aussi besoin de dons. Des dons d’autant plus importants que les subventions sont en baisse.
Le chiffre
9
En millions d’euros, c’est le budget annuel de l’association. 35 à 40% est issu de fonds propres, comme des dons. Le reste relève des collectivités, de l’État ou encore de la CeA.

