jeudi 19 février 2026
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Alsace. À la ResKuh des éleveurs

Entre le dérèglement climatique, l’explosion des prix de l’énergie et les maladies, les temps sont durs pour les éleveurs. Pour les aider à devenir plus résilients, un projet transfrontalier a vu le jour.

Le projet Interreg Rhin supérieur ResKuh est financé par l’Union européenne. Inter-régional, il concerne l’Alsace, une partie de la Suisse et une partie de l’Allemagne. « ResKuh est au service des agriculteurs pour les accompagner dans la transformation de leur exploitation pour une meilleure résilience », résume Clément Eck, chargé de mission changement climatique au service Élevage de la Chambre d’Agriculture. Une dizaine de partenaires, dont six financiers, comme la Chambre d’Agriculture, sont réunis. Le projet a débuté en 2023 et arrive à son terme cette année. Cinq groupes de travail ont été constitués, pour cinq axes de priorité : la gestion des prairies, de l’énergie, de l’eau, la réduction des gaz à effet de serre et le bien-être animal.

CRÉER LES EXPLOITATIONS DE DEMAIN

Après avoir récolté des données chez des éleveurs, notamment par la réalisation de diagnostics carbone, eau ou énergie, les groupes ont développé des fiches techniques, des guides, des vidéos, pour « donner des leviers d’action aux exploitations, pour améliorer leur résilience », complète Clément Eck.

« On ne révolutionne pas les choses, mais on facilite la vie des agriculteurs qui n’est déjà pas évidente »

Diagnostic d’ambiance de bâtiment pour améliorer le bien-être animal et limiter les maladies, invention d’un DPE pour étable, ensilage d’herbe, ou analyse de l’eau, les travaux de ResKuh sont vastes et variés, mais des plus nécessaires pour la pérennité des exploitations. « On ne révolutionne pas les choses, mais on facilite la vie des agriculteurs qui n’est déjà pas évidente », résume-t-il. À travers des articles, des ateliers, ou des festivals, les membres multiplient les initiatives pour faire connaître leurs résultats. Des résultats apparemment bien reçus par les principaux concernés : « Quand on approche les éleveurs pour leur en parler, ils sont très gentils, volontaires. Ils voient bien qu’il peut y avoir un impact positif ». Enfin, le projet ResKuh prouve aussi que la coopération internationale et l’entraide, ça fonctionne : « Ça ne peut qu’être bénéfique. Il faut clairement encourager ce genre de démarche », conclut Clément Eck.

Le chiffre

3,2

En millions d’euros, c’est le montant alloué au projet ResKuh. 60% sont pris en charge par l’Union européenne.

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