dimanche 1 mars 2026
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Colmar. Déa couture recoud les histoires

Comme un hommage à sa grand-mère, après le monde des assurances, Nicole Baneux a pénétré dans celui de la couture. Dans son atelier, elle donne une seconde vie aux vêtements des Colmariens.

« Ma grand-mère. Ça a sans doute commencé par elle. Elle était couturière », débute-t-elle. Pour autant, longtemps, la couture n’a été qu’une passion. Pendant 20 ans, elle a travaillé en tant que commerciale dans les assurances. « Toutefois, j’ai toujours cousu pour mes enfants, bricolé. Broder, coudre ou tricoter, ça fait partie de mon éducation », assure-t-elle.

À un moment de sa vie, Nicole Baneux a eu envie de changer de trajectoire. Grâce à la CCI, elle a passé une certification de formatrice conceptrice dans sa branche. Entre-temps, sa pratique de la couture s’est intensifiée : « C’est devenu compulsif pendant que je cherchais un boulot. Et une de mes filles m’a dit : mais pourquoi tu ne fais pas ça ? Ce à quoi j’ai répondu : mais qui fait de la couture de nos jours ? ». Sa fille a dû se montrer convaincante, puisqu’elle s’est formée avant de trouver un local au centre de Colmar, dans l’une de ces petites rues médiévales pittoresques. Là, elle a fondé son atelier, Déa Couture.

L'atelier du magasin Déa Couture
L’atelier de Nicole Baneux en plein centre de Colmar, cosy et intimiste. / ©DR

UN MÉTIER DURABLE

Elle a ouvert en juin 2025. Derrière son comptoir, tables et machines à coudre industrielles se succèdent. La néo-artisane propose diverses prestations. Elle répare le cuir, le tissu, des sacs, des vestes : « Je répare tout ce qui passe sous la machine », simplifie-t-elle. Elle crée aussi de petits torchons. Pour cela, elle travaille avec des tisserands du coin.

D’ailleurs, son coeur de cible, ce sont les locaux et non pas les touristes : « Je veux faire marcher le local, réparer pour éviter de jeter, dans une éthique responsable ». Encore au début de son aventure, Nicole Baneux ne regrette pas une seule seconde son changement de vie. Grâce au bouche-à-oreille, sa clientèle grossit. Elle est heureuse : « Je fais ce que j’aime. Et puis il y a une satisfaction à réparer. Les vêtements en cuir qui datent, ils ont une vie, une histoire. Ici, on répare l’histoire des vêtements », se réjouit-elle. Nicole Baneux a su faire de sa passion héritée de sa grand-mère un métier durable, pleinement ancré dans l’air du temps.

Déa Couture
À Colmar, Déa Couture recoud les histoires. / ©DR

L’info en plus

Dans son atelier, Nicole Baneux répare aussi les doudous, de quoi remplir de joie les enfants, petits et grands.

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