Installée dans une demeure du XVIe siècle, la maison cultive cet art de recevoir à l’italienne, entre chaleur et raffinement. Au fil des années, elle a tracé sa strada avec constance, obtenant une première étoile Michelin en 2007, puis une seconde en 2014, devenant ainsi le premier restaurant italien doublement étoilé Michelin en France – un véritable morceau de Dolce Vita au cœur de Mulhouse. Jean-Michel Feger en est l’âme et le fil conducteur, orchestrant une cuisine qui dialogue entre tradition et modernité, comme une balade entre trattoria et haute cuisine. Avec le menu « Avanti ! », il propose une invitation accessible, presque une passeggiata gourmande. Servi au déjeuner du mardi au vendredi, ce menu à 39 euros incarne une entrée en matière lumineuse, une parenthèse comme un air de vacances.

©Sandrine Kauffer-Binz
Les entrées évoquent d’emblée l’Italie des saveurs : un vitello tonnato délicat, un tartare de bœuf aux accents agrodolce, ou encore des gnocchis fondants à la salsa di pomodoro, relevés de notes fumées. Les plats prolongent cette dolce harmonie avec un cabillaud à la parmesane, un risotto crémeux aux parfums végétaux, ou un saltimbocca de caille aux accents du sud. En dessert, un semifreddo léger et parfumé vient conclure ce viaggio avec élégance. Dans cet équilibre maîtrisé, Avanti ! traduit une idée simple et précieuse : celle d’une gastronomie qui se partage, qui se vit sans ostentation, comme un déjeuner en terrasse quelque part entre Rome et Milan, baigné de lumière.

©Sandrine Kauffer-Binz
La carte, quant à elle, déploie toute la richesse de la cucina italiana, dans un esprit généreux et vivant. Des antipasti aux secondi piatti, en passant par les primi, les grands marqueurs sont là, revisités avec subtilité. Les produits s’expriment avec justesse, les textures dialoguent, et l’ensemble compose une partition où tradition et créativité avancent main dans la main. Quelques assiettes viennent ponctuer ce récit gourmand : foie gras poêlé aux accents aigres-doux, Saint-Jacques aux notes de sous-bois et de noisettes du Piémont, ou encore des pâtes délicates associées à des produits nobles. Côté viande, le bœuf se pare de touches italiennes affirmées, tandis que les desserts jouent la carte de la gourmandise ensoleillée, entre agrumes et chocolat. Chez Il Cortile, la cuisine se fait voyage, transmission et émotion. Une table où l’on retrouve, le temps d’un repas, cette sensation précieuse – celle d’être ailleurs, en Italie, dans un éclat de Dolce Vita.






