E comme Escargots
Ce pourrait être un petit conte de Noël cruel et bien avant l’Avent. Mon voisin a été ému par ces producteurs d’escargots victimes d’importantes pertes du fait des conditions climatiques de l’été, les gastéropodes manquant d’humidité et victimes de prédateurs affamés. Mais mon voisin est bête, du genre à faire couler l’eau du robinet pour remplir la nappe phréatique asséchée… Quand il m’a parlé d’un héliciculteur, en essuyant mon visage, je me suis dit que l’eau ne manquait pas trop, en tout cas pour arroser des apéritifs anisés… Il a adopté une famille de « Gros Gris » en les installant dans sa chambre d’amis située plein sud et n’a trouvé rien de mieux pour les protéger du soleil, en guise d’huile solaire, que du beurre, aromatisé à l’ail et au persil. « Pour les habituer », a-t-il précisé délicatement. Avec la chaleur excessive, les pauvres bêtes ont cuit ! Vous ne m’avez pas cru ? Dites-vous que cette chronique est pleine de coquilles…
É comme Éclipse
1999 : refroidi par l’éclipse, j’avoue que cela m’a bluffé quand, malgré le ciel gris et pluvieux, il a fait nuit noire et que les oiseaux se sont arrêtés de chanter. 2026 : comme la lune entre le soleil et la Terre, je me suis dit qu’un phénomène avait aussi occulté le cerveau de la population qui sortait tout juste d’une coupe de monde de football. J’ai même entendu dire, comme à Noël : « Bonne éclipse ! » Tels des autochtones de la Jamaïque de 1504, ils remplissaient les caisses des Christophe Colomb de ce IIIe millénaire qui prédisaient les pires malheurs à qui n’achetait pas leurs lunettes. En ne regardant pas, on ne risque rien ! J’aurais dû vendre ma paire offerte chère pour assurer mes vieux jours, d’autant qu’en 2081 je ne profiterai plus du spectacle : mon éclipse à moi sera totale…
F comme Fleurs
Bravo au maire de Lichtenberg qui fait pousser lui-même la moitié des fleurs de sa commune par économie : faire dans les pensées et surtout les soucis afin de ne pas finir dans les choux…




