Avant d’écumer les tables de poker et de multiplier les victoires, Mario Boos a eu une formation de mécanicien-électricien automobile. Mais déjà, son objectif, « c’était de gagner de l’argent ». Pour ce faire, son père lui aurait dit : « Tu vas bosser à l’Alsacienne ». Puis il a entendu que, sur le long terme, il est possible de gagner bien plus au poker. Cela tombe bien, les jeux de cartes, c’est de famille : « On est tous joueurs. Rami, tarot, belote, on a toujours joué les dimanches avec la grandmère », raconte le trentenaire. Outre l’argent et l’intérêt pour ce type de jeux, son autre motivation, c’est la liberté. « Je ne voulais pas devoir me lever et travailler de 7h à 18h tous les jours. Je voulais pouvoir me lever quand je veux (rires) », dit-il. Mario Boos a donc commencé à jouer au poker, à s’entraîner, s’instruire. Jusqu’à atteindre les sommets mondiaux.
LE REQUIN ALSACIEN
Son ascension réside dans un travail acharné, une bonne stratégie et la patience : « D’abord, il faut travailler sur le mental. L’ego doit disparaître à table. J’avais un coach technique, un mental et depuis peu, un synergologue », explique-t-il. Ses premières grosses parties, il les a jouées au Casino de Ribeauvillé, à peine majeur. En progressant, ses horizons se sont élargis : Allemagne, République tchèque, Italie, Espagne, ou encore Las Vegas, pas moins de dix fois de 2021 à 2026. C’est justement là-bas que l’Alsacien a livré la performance de sa vie. Le dimanche 13 septembre, il a terminé huitième aux World Series, les championnats du monde de poker. Il a empoché un pactole de 1,25 million de dollars : « Grâce à ça, je vais pouvoir un peu plus me focaliser sur le poker. Mais j’ai été élevé à l’Alsacienne, il m’en faut peu. Je n’ai rien acheté du tout. J’ai ma petite maison, mon jardin, la pêche, ça me suffit », confie-t-il. Le Ribeauvillois a tout de même été approché par diverses marques pour de la publicité. « Ça a changé ma vie, clairement. Maintenant, des gens me reconnaissent. C’est cool, c’est que du positif », conclut le prodige local.

/ WINAMAX
L’INFO EN PLUS
Mario Boos n’est que le huitième français à atteindre ce stade des World Series.


