jeudi 30 avril 2026
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Pfaffenheim. Loner Deer sort du bois

C’est l’un des artistes de folk français les plus écoutés dans le monde, et il est Alsacien. Loner Deer, de son vrai nom Florian Hueber, a sorti son troisième album le 24 avril. Inspiré par la nature, artiste libre, loin des diktats de l’industrie, il possède une voix douce et mélancolique. L’auteur-compositeur-interprète s’est confié à Maxi Flash.

Comment est venue la musique dans votre vie ?

Tout a commencé dès l’enfance. Mon père écoutait beaucoup de musique. J’ai toujours eu une appétence pour chanter, chantonner, écrire des textes. Petit, j’ai commencé la batterie. Ensuite, le piano sans solfège, grâce à YouTube. En 2017, je suis passé à la guitare, avec celle de mon frère, et j’ai commencé à écrire mes premiers textes. Tout ça est venu naturellement, je suis autodidacte. Puis je me suis dit : pourquoi pas les partager et créer un univers musical. J’ai vu que de manière indépendante, on pouvait le faire, dans un coin de sa chambre. Donc je l’ai fait.

Cela a donné lieu à un premier EP fin 2020, à seulement 20 ans, dans un style folk et country.

Exact. En 2022, il y a eu mon deuxième album, lui aussi enregistré dans un petit home studio chez moi (rires). Quant au style de musique, je me suis dirigé vers le folk naturellement, inspiré par la nature, mon environnement, les souvenirs. Il y a un aspect contemplatif dans ma musique. J’ai grandi entre les plaines, le vignoble et la montagne, près de Rouffach. J’ai passé beaucoup de temps dans les champs. Je suis un amoureux de la forêt. J’ai également envie de mettre des mots sur ce qu’on ressent, sur l’invisible. En plus, je suis complètement libre. Personne ne me dit quoi chanter. Malgré tout, c’est quand même bien de s’entourer de professionnels, comme pour le troisième album sorti, Wildflowers.

Un vinyle
Son dernier album, Wildfl owers, sera également
disponible en CD et vinyles. / ©DR

Justement, parlons-en. Que représente-t-il pour vous ?

Je franchis un cap. C’est la première fois qu’il y a un distributeur national pour le digital et le physique. Il y a aussi un attaché de presse. Ensuite, un projet musical, c’est un marathon. Celui-là dure depuis 2020. Il y a des morceaux qui sont déjà sortis sur mes projets précédents, d’autres uniquement en digital, et certains qui sont sortis très récemment, ou des inédits comme This Old House et Regarde, ma première chanson en français. C’est un peu une compilation de plein de morceaux pour créer tout un univers cohérent. Wildflowers, ça veut dire « fleurs sauvages », symboles de souvenirs d’enfance, de moments passés dehors. C’est aussi une invitation au lâcher-prise, à l’espoir, au réconfort. Cet album, c’est une parenthèse hors du temps où l’on ferme les yeux. On se laisse emporter dans un univers country-folk, avec des touches de pop très douces.

Vous avez déjà plus de 50 millions d’écoutes cumulées à travers le monde. Quand le succès a-t-il frappé à votre porte ?

Il y a vraiment un moment précis. J’ai fait une reprise du groupe Kaleo, que j’adore, et je l’ai publiée sur YouTube. Les fans ont accroché et aujourd’hui, la vidéo cumule 18 millions de vues. Conséquence : cette reprise a apporté un max de visibilité à mon premier EP. Et franchement, ça fait bizarre (rires). 50 millions, c’est titanesque et en même temps, c’est très abstrait. Alors je m’en fiche un peu. Je me dis juste que c’est génial pour moi, que ça me permet de vivre de ma musique. Au moment où j’ai posté la vidéo, j’étais encore à la fac, j’ai fait un master en urbanisme.

Une couverture d'album
Regarde, première chanson française de Loner Deer. / ©DR

Que vous apporte la musique ?

C’est une bonne question ça. Pour moi, c’est vraiment un mode d’expression pour délivrer mon art et arriver à transmettre des émotions. La musique me rend vivant. Mais je me considère plutôt comme un artiste, qui fait notamment de la musique. Par exemple en 2020, j’ai sorti un roman, c’est un autre mode d’expression. Et peut-être que dans le futur, il y aura aussi des courts-métrages.

L’info en plus

Son nom d’artiste, Loner Deer, signifie « Cerf solitaire » : « J’ai voulu un nom avec une consonance sauvage, nature, solitaire. Je trouve le cerf majestueux ».

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