Bel ouvrage avec sa couverture rouge et mystérieuse, ce livre est l’aboutissement d’années de travail. Il présente 40 églises alsaciennes créées au XXe siècle. Elles sont réparties dans l’œuvre selon trois périodes : 1900-1914, 1918-1939, et 1945-2000. Chaque édifice est photographié sous divers angles par Patrick Bogner, il propose au lecteur une immersion vertigineuse dans l’architecture sacrée. Des clichés accompagnés de textes sur l’histoire du lieu, son architecte, son style, écrits par Michel Spitz. Ce dernier est un expert. Ancien architecte et enseignant, adjoint au maire de Colmar, il s’est beaucoup intéressé à l’architecture sacrée du siècle dernier : « L’architecture sacrée, c’est une architecture très singulière et un sujet extrêmement passionnant. On a une forme de liberté », estime-t-il.
Architecture Sacrée est une idée de Michel Spitz. Il permet la rencontre et le croisement des regards entre l’architecte et le photographe : « Nous avions déjà réalisé avec Patrick Bogner un précédent ouvrage sur le Hartmannswillerkopf. Patrick, qui est un ami, m’a dit : il faut qu’on fasse un deuxième livre », retrace-t-il. Ce projet a fini par sortir de l’ombre.
DONNER UN NOUVEL ÉLAN AU PATRIMOINE
Ce livre remplit plusieurs fonctions. Historique, il l’est. Les lecteurs apprendront beaucoup sur l’architecture sacrée dans la région et ses instigateurs. Cet ouvrage, c’est aussi de l’art, à travers des clichés immersifs. C’est enfin un révélateur de la beauté parfois méconnue des églises locales. Certains remarqueront peut-être l’absence de mosquées et de synagogues. Cela s’explique très simplement : « Dans le XXe siècle, il n’y en a pas. Le but, c’est de faire une présentation assez normée de chacune des églises et donner envie d’y aller, de visiter ». Ce livre est donc loin d’être un ouvrage religieux. Le rôle des photos, lui, n’est pas à sous-estimer. Elles permettent aussi de donner une autre perspective de ces lieux, plus artistique que religieuse : « Ces églises, ce patrimoine, sont familièrement inconnus », professe l’architecte.
L’info en plus
Michel Spitz a notamment restauré le Monument national du Hartmannswillerkopf.




