Paul Haeberlin, Bretzel d’Or 1988
Paul a appris auprès d’Edouard Weber à Ribeauvillé puis se perfectionna à Paris. À son retour en 1950, les étoiles arrivent. La première en 52, la seconde en 57 et la troisième en 67. Paul Haeberlin se tenait à distance de la vague de la nouvelle cuisine, mais restait grand ami de Paul Bocuse. Germain Muller osait s’amuser du vol-au-vent : « Il est tellement léger qu’il a failli s’envoler ». Quelques plats emblématiques perdurent : le foie gras d’oie servi à la cuillère, la truffe sous la cendre, le saumon soufflé et la mousseline de grenouilles. Monsieur Paul a hissé haut toute la gastronomie alsacienne et dédia son Bretzel d’Or à sa mère.
Jean Pierre Haeberlin Bretzel d’Or 2006
Jean Pierre se destinait à la peinture et excellait dans les aquarelles. Mais son frère Paul est arrivé à le convaincre de former l’un des grands duos de la gastronomie française : les frères Haeberlin. Jean Pierre va donner le standing à l’Auberge, créant les espaces et la déco. Il était membre du comité de l’Institut et participait à moult organisations. Il présidait, entre autres, les tables « traditions et qualité » devenues les grandes tables du monde. Il a dû attendre ses 81 ans en 2006 pour enfin être distingué, lui aussi, d’un Bretzel d’Or bien mérité.
Marc Haeberlin Bretzel d’Or 2024
Marc apprend auprès des chefs prestigieux : Jean et Pierre Troisgros, René Lasserre, Paul Bocuse, et Gaston Lenôtre. Marc Haeberlin retourne à l’Auberge en 1976 et petit à petit prend les rênes de la brigade de cuisine. Discret, il est souvent envoyé en mission dans des opérations extérieures. Il est à l’origine des trois restaurants au Japon puis du restaurant des Haras à Strasbourg. L’Institut lui remet son bretzel d’or à Thann, en octobre 2024. Il annonce encore de grandes ambitions avec un projet hôtelier sur les hauteurs de Ribeauvillé.
À Illhaeusern, comme dans le roman d’Alexandre Dumas, les 3 mousquetaires sont 4 avec le quatrième Bretzel d’Or, Serge Dubs, l’inoxydable meilleur sommelier du monde.





