Kimberley Roch est l’heureuse tenancière de Marinell’Or, une bijouterie artisanale fondée par Dominique Roch il y a près de 25 ans. Pendant une quinzaine d’années, ses parents ont créé bagues, colliers et bracelets. Quant à Kimberley, elle ne s’est pas tout de suite destinée à ce milieu : « À 18 ans, on n’a pas trop d’objectifs, je ne savais pas quoi faire. Mes parents m’ont dit : tu ne voudrais pas essayer la bijouterie ? Du coup, je suis partie à Saumur faire une formation. Et ça m’a plu », se souvient-elle. La jeune femme a continué ses études à Paris et obtenu un diplôme de l’école Boulle.
« Puis ma maman a reçu une machine sur le pied. Elle ne pouvait plus venir à la boutique ». Elle a alors pris la relève, et n’est jamais repartie. Kimberley a fini par reprendre la bijouterie en 2016. Pourtant, ironie du sort, ses parents n’ont pas cherché à la pousser vers ce métier durant son enfance : « Ma mère voulait qu’on fasse des études. On n’était pas plongés dans cet univers plus que ça », nuance-t-elle.

UN ARTISANAT À L’ANCIENNE
Dans la lignée de ses parents, Kimberley Roch est une pure artisane. Elle fait tout, de bout en bout : « J’aime partir de zéro. Je fonds le métal, je fais un petit lingot et je commence. Je dessine, je ne fais pas de moule, je travaille tout à la main, à l’ancienne », confirme-t-elle. La bijoutière entre ainsi dans un cercle de plus en plus fermé, car de moins en moins de professionnels pratiquent leur métier d’une telle manière, l’élevant au rang d’art. Concernant ses productions, bon nombre d’entre elles sont faites sur mesure : « Ce que j’aime, c’est qu’on prend le temps de discuter pour savoir ce qui vous correspond. Quand une cliente vient chez moi, c’est parce qu’elle veut travailler avec moi ».
Ses autres créations, toutes uniques, font partie de différentes collections. La principale est nommée Flaques d’Or. L’autre pan de son activité, c’est la réparation et la modification de bijoux. Avec Marinell’Or, Kimberley Roch est bien plus qu’une bijoutière. Elle est gardienne d’un savoir-faire.
L’info en plus
Les parents de Kimberley ont ouvert une école de bijouterie-joaillerie proposant des formations pour adultes, l’Institut de Bijouterie du Florimont.




