Produits dérivés de mangas ou produits traditionnels, Konjaku, c’est le paradis colmarien du Japon. Plus méconnu, le magasin est aussi à la pointe sur les futons traditionnels japonais. Mais qu’est-ce qu’un futon exactement ? « C’est un équivalent de matelas avec une approche très différente. Le matelas offre le confort maximum pour le corps qui n’est soumis à aucune contrainte. L’approche du futon, c’est d’avoir un élément de confort, là juste pour compenser ce qui a besoin de l’être », vulgarise Fabien Osmont, dirigeant de Konjaku.
Ainsi, le futon peut tout à fait convenir pour les nuits du quotidien, sans entraîner d’inconfort. De plus, il y a futon et futon. Ceux de Konjaku sont traditionnels. La plupart viennent directement du Japon, de la plus ancienne société de fabrication, la maison Takaokaya à Kyoto, garante d’un savoir-faire ancestral : « Dedans, il n’y a que du coton ».
LE BON FILON
Fabien Osmont a eu l’idée de proposer ces produits à la vente en boutique et sur son site internet il y a 7 ans. « J’ai eu des demandes de clients. Puis j’ai eu l’occasion de rencontrer les gens de Takaokaya. On a parlé de futon et on a mis en place une relation de long terme », raconte-t-il. À l’instar d’un matelas, pour un bon futon traditionnel, le client doit mettre la main au portefeuille. Comptez au minimum 700 euros. Ce produit représente donc une manne financière non négligeable pour Konjaku. Fabien Osmont a eu du flair. Il en vend en moyenne trois par mois à travers toute la France. La demande ne cesse d’augmenter.
Sur internet, Konjaku apparaît même dans les premiers résultats de recherche. C’est devenu la référence du futon dans le pays : « Depuis l’automne dernier, on voit une vraie augmentation de la demande ». Couleurs, motifs, taille, il est même possible de faire un peu de sur-mesure. De plus, la version traditionnelle est assez fine et pliable. Idéal pour les petits logements. Avec de tels arguments, le futon devrait peu à peu se démocratiser.
L’INFO EN PLUS
Pliable, le futon séduit les Parisiens, dont les habitations sont souvent très petites : « J’ai beaucoup de clients là-bas, très contents d’avoir un lit qui disparaît la journée ».



