« Le matin, je croise les boulangers, les éboueurs et les gens bourrés ! », Pour tenir le rythme de la matinale, Talri s’impose une hygiène de vie irréprochable. À l’antenne, il veut transmettre de l’énergie, notamment à ceux qui se sentent isolés : « On est peut-être les premières personnes que les gens vont entendre le matin », explique l’animateur. Passionné de radio depuis petit, il fait ses premières armes comme DJ dans sa chambre, puis lors d’anniversaires et en club. À RBS, il découvre le plaisir du micro et délaisse progressivement les platines. Embauché en 2012, il se consacre à l’animation. Ses années de DJ et de technicien du spectacle l’ont aussi préparé à assurer lui-même la technique en direct. L’intimité du studio le séduit : nul besoin de voir son public pour créer du lien ! « C’est ta voix qui transmet les émotions », estime Talri.
D’une vanne à un sujet sérieux
D’abord seul derrière son micro, il s’entoure de chroniqueurs, de stagiaires et de volontaires en service civique. Ensemble, ils construisent une « bande de potes » à laquelle les auditeurs peuvent s’identifier. Mais faire rire ne suffit pas : il faut trouver le bon équilibre entre divertissement et information, passer d’une plaisanterie à un sujet sérieux. Les rubriques évoluent, les idées se testent : la matinale reste un laboratoire.

Cette proximité, il la défend aussi face à l’intelligence artificielle, dont il redoute qu’elle retire toute humanité à l’animation. À ses yeux, la radio locale doit permettre aux associations et à ceux qu’on entend peu de prendre la parole. Il anime également des ateliers radio auprès des plus jeunes : « Ce que j’aime, c’est transmettre et surtout donner une autre image des médias ». Son surnom de DJ est devenu son nom d’animateur, au point que certains ne connaissent même pas son prénom : « Je suis un mec lambda », insiste celui qui se considère comme très discret. Longtemps réticent à se montrer en public, il en a pris le goût en animant des avant-premières au cinéma. Le micro le suit désormais bien au-delà du studio.
Le chiffre :
2006
L’année de ses premiers pas chez RBS, avec une émission de DJ.



