Des personnages la tête en bas, des arbres sens dessus dessous… Chez Georg Baselitz, le monde se regarde à l’envers. À partir de 1969, l’artiste retourne les sujets de ses tableaux pour déplacer l’attention vers la peinture elle-même : ses couleurs, ses formes, sa composition. Une démarche devenue sa signature, qui bouscule les habitudes du spectateur. Né Hans-Georg Kern en 1938, il avait emprunté son nom d’artiste à Deutschbaselitz, son village natal. Disparu le 30 avril 2026 à 88 ans, ses œuvres figurent dans les collections de grands musées à travers le monde : entre peinture, dessin, gravure et sculpture.
Trente ans derrière la caméra
Pour approcher cet artiste non conformiste, Heinz-Peter Schwerfel a pris le temps. Pendant plus de trois décennies, le réalisateur l’a filmé, a recueilli ses paroles et observé ses façons de travailler. De cette fréquentation au long cours est né Moi, Georg Baselitz. Réalisé en 2019, ce documentaire de 52 minutes explore le rapport du créateur à son art. Le film revient sur les débuts de sa carrière et les œuvres qui l’ont marqué. Au fil de ce tête-à-tête, les propos de Baselitz éclairent ses choix et ses procédés de création. Une occasion de découvrir l’homme derrière les tableaux et de mieux comprendre une démarche qui a fait de lui une figure majeure de l’art contemporain.
Dimanche 15 novembre à 16h, Musée Würth, rue Georges-Besse à Erstein. Gratuit. Réservation sur musee-wurth.fr.
Renseignements : 03 88 64 74 84



