lundi 15 juillet 2024
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Huningue – Don Grigg : « Mon but est de me cloner »

Né au Canada, mais français d’adoption depuis plus de 20 ans, Don Grigg est le célèbre chef de chœur de l’Alsace Gospel Choir. L’homme infatigable a également semé ses graines aux quatre coins de l’Europe, où d’autres chorales gospel se produisent sous sa direction. Maxi Flash a pu le rencontrer, à l’occasion du Concert Sing A New Song, ce dimanche 8 octobre à Colmar.

Pour commencer, d’où vous vient cet amour pour les chorales ?

Je jouais déjà du piano dans une chorale, au Canada quand j’avais 12 ans. Je suis venu en France pour devenir pianiste et pendant ce temps-là, je travaillais avec une chorale dans une église. J’y ai vu l’impact du chant et j’ai commencé à travailler de plus en plus avec des chorales. Je m’y suis senti à ma place. J’aimais faire vibrer les gens et diffuser notre message avec le chant, surtout le chant gospel, c’était quelque chose d’unique et de très fort.

Par la suite, vous avez travaillé avec des chorales partout à travers l’Europe ?

Oui, j’ai travaillé avec des chorales en Suisse, en Belgique et en France. Actuellement j’en ai aussi en Italie, en Espagne et même en Roumanie où j’ai plus de 2 000 choristes.

En Alsace, vous avez créé l’Alsace Gospel Choir, c’est notre équipe régionale ?

(rires) Oui ! L’Alsace Gospel Choir et le Chœur d’Hommes qui chante toujours à Noël et qui est très attendu chaque année.

En plus, j’ai appris que vous formiez d’autres chefs de chorales, pourquoi ?

Mon but est de me cloner, si je puis dire. Je veux transmettre ma façon de travailler pour qu’ils forment les choristes à ma place, je ne peux pas être partout à la fois. J’enseigne d’abord les chants aux chefs de chœurs puis je les laisse travailler. Les choristes chantent ensuite avec moi, mais ils font aussi des concerts seuls. Sauf en Alsace : les chanteurs viennent de différentes chorales et se regroupent pour faire les concerts sous ma direction.

Est-ce qu’au fur et à mesure des années vous voyez toujours le même impact du gospel en France et dans les autres pays ?

Oui, toujours, si ce n’est plus. C’est quand même un message qui touche l’âme et, même si l’on n’est pas croyant, il y a quelque chose qui passe par l’énergie, par la musique, par la joie. Tout ça bouleverse les gens. Et il faut dire que la chorale alsacienne est formidable, elle a beaucoup d’énergie, de finesse et elle sait faire vibrer les spectateurs. C’est ça l’âme du gospel et c’est ce que j’aime faire.

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