Pour trouver le gîte, il faut grimper. Les routes en lacet bitumées laissent vite place à des chemins cahoteux de gravier et de terre. Soudain, au milieu des arbres, une bâtisse en bois apparaît, avec vue sur la vallée. C’est l’une des parties de la Ferme Rappenkopf. Une exploitation dont les origines remontent à 2016, lorsque Muriel Kempf, membre de l’Office National des Forêts, crée son entreprise individuelle. Sa fille Amandine a commencé à travailler avec elle en 2021. L’entreprise familiale débute réellement en 2025 et depuis, la ferme et ses multiples activités se développent petit à petit.
ENGAGÉES POUR LA TERRE, LE VIVANT ET LA BIODIVERSITÉ
Au sein de l’exploitation, il y a tout d’abord l’élevage de vaches Highland Cattle, une race écossaise. « On en a pour la viande et pour de la reproduction. C’est une race rustique qui sait se débrouiller. Il y a aussi l’objectif de valoriser l’ouverture des paysages », explique Amandine. Car les Highland Cattle mangent tout : herbe, ronces, feuilles, orties. À cela s’ajoute un élevage de chevaux lusitaniens, également peu répandu : « Le but, c’est de valoriser cette génétique. Ce sont des chevaux rustiques, disponibles pour le dressage et l’équitation de travail ». Elles proposent enfin une pension équestre. Bien sûr, elles vendent les produits issus de la ferme, dont des objets en bois qu’elles réalisent elles-mêmes à partir des arbres de leur terrain.
Comme si tout cela ne suffisait pas, la mère et la fille produisent aussi leur miel, et proposent donc un gîte / chambres d’hôtes, depuis juin. Leur ferme est également un modèle de durabilité, entièrement autonome. Des panneaux solaires alimentent le lieu en électricité. L’eau vient d’une petite source à proximité. Quant au chauffage, cela se fait par une chaudière à plaquettes de bois, qu’elles font elles-mêmes : « On essaye de vivre au rythme de la nature. S’il y a, on prend, s’il n’y a pas, on ralentit », affirme Muriel. Plus qu’une exploitation familiale, cette ferme est la démonstration qu’une vie tout en simplicité et proche de la nature, c’est encore possible.




