jeudi 18 juillet 2024
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Colmar – Les dinosaures pointent le bout de leur squelette

L’exposition Dinosaures, proies et prédateurs, se tient au musée jusqu’au 26 mai. Proies et prédateurs marins ou terrestres s’affrontent en plein cœur de la petite Venise, sous le regard ébahi des petits et grands.

Dès l’entrée du musée, le public est accueilli par Stan, l’un des plus grands et plus complets squelettes de Tyrannosaure, le T-rex.

Certes, le Stan de Colmar n’est qu’une reconstitution grandeur nature de l’original vendu au futur musée d’Abu Dhabi pour 29 millions d’euros en 2020, mais il suffit largement à faire son effet. Stan est l’un des squelettes les plus complets jamais retrouvés, avec 188 os présents sur un total de 300. Son crâne a été particulièrement bien préservé dans la roche pendant plus de 67 millions d’années.

Pour la petite histoire, on estime que Stan avait vingt ans lors de sa mort, probablement causée par un combat avec un autre T-rex. Deux vertèbres fusionnées au sommet de ses 4 mètres de haut ont indiqué qu’il avait souffert d’une fracture du cou qui a fini par guérir. Voilà déjà beaucoup d’histoires pour la cour d’entrée.

Le Velociraptor, au second plan, comparé à la taille de son cousin, le Deinonychus. / ©asf

L’exposition présente des dinosaures terrestres et marins

Bien loin des monstres reptiliens vendus par les films hollywoodiens, c’est le moulage d’un petit Vélociraptor à plumes que le visiteur peut contempler au premier étage du musée.

En effet, le Vélociraptor est bien plus petit que son cousin, le Deinonychus, utilisé par les firmes cinématographiques. Avec ses 70 centimètres de haut et 2 mètres de long, il ressemble bien plus à l’un de nos rapaces contemporains qu’au portrait terrifiant qu’on a pu lui dresser.

Dans la pièce attenante, voilà venu le moment de plonger dans le grand bain, parmi les espèces maritimes. Sur la base de découvertes fossiles de deux géologues lorrains, les frères Blouet, l’exposition invite à la rencontre avec l’un des plus grands prédateurs de l’ère secondaire, le Plésiosaure, ainsi que l’Ichthyosaure, l’une de ses proies. Cette association de noms n’est peut-être pas familière à tous.

Pourtant, en 1864, Jules Verne imaginait déjà leur combat dans Voyage au centre de la Terre. Combat qui fut confirmé bien des années plus tard, notamment grâce à l’un des fossiles présents dans l’exposition, contenant l’unique trace connue d’une possible morsure de Plésiosaure dans la nageoire d’un Ichthyosaure.


L’info en plus

Fouilles paléontologiques, ateliers de dégagement de fossiles, animations, conférences et visites guidées sont également proposés tout au long de l’exposition.
Retrouvez toutes les informations sur www.museumcolmar.org.

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