lundi 27 mai 2024
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Colmar Rugby Club : « C’était un impact éphémère »

Après la Coupe du monde de rugby, les clubs régionaux sont confrontés à un important regain d’intérêt pour ce sport. Au Colmar Rugby Club, où les licenciés sont déjà nombreux, les curieux étaient présents en nombre, sans forcément passer le pas de la licence. Guillaume Kriegel, entraîneur de l’équipe fanion, en parle à Maxi Flash.

Guillaume, pour commencer, pouvez-vous faire un point sur la structure du Colmar Rugby Club ?

Guillaume Kriegel : Notre école de rugby est très fournie. Nous avons énormément de licenciés, et ce n’est pas forcément l’effet Coupe du monde qui parle. Historiquement, le club de rugby de Colmar a toujours attiré du monde, fort de sa structure et de ses infrastructures. Il dispose d’un grand nombre d’éducateurs diplômés et d’animateurs, des personnes qui viennent donner un coup de main. L’encadrement est de qualité, c’est très important. C’est un ancien joueur, qui connaît la réalité du terrain, qui chapeaute tout ça. L’école de rugby est sur une bonne dynamique. Elle a de bons résultats. Le travail effectué porte ses fruits. Cela prouve que ça tourne bien, des plus petits jusqu’aux M14, et même au-delà. La moyenne d’enfants par catégorie se situe entre 25 et 50. C’est énorme.

Mais est-ce que l’effet Coupe du monde a opéré ?

Il y a effectivement eu plus d’arrivées, l’effet Coupe du monde a opéré, c’est indéniable, mais ce sont majoritairement des curieux qui participent à un entraînement ou deux et qui ne reviennent pas. C’était un impact éphémère. Je ne trouve pas que ça a été probant à Colmar. Il y a déjà énormément de monde, donc ce n’est pas une trentaine ou une quarantaine de plus qui fera la différence. Dans les chiffres, par rapport aux Coupes du monde précédentes, l’école de rugby a accueilli moins de nouvelles têtes dans ses rangs. Ce n’est pas l’année où il y a eu le plus de licenciés à l’issue de cette compétition. En tout cas, je n’ai pas eu ce ressenti à Colmar. Chez les séniors, qui évoluent en Fédérale 3, c’était aussi très difficile d’accueillir des débutants. Des joueurs rejoignent nos rangs, mais ce sont souvent des militaires, par exemple, qui viennent de débarquer dans la région, qui ont déjà un peu joué au rugby et qui cherchent un club pour continuer, malgré leur mobilité.

Les séniors à l’ouvrage contre Genlis début octobre. / ©Facebook Colmar Rugby Club

D’un point de vue événementiel, est-ce que cette Coupe a été une aubaine ?

Effectivement. En lien avec la Ville de Colmar, le club a monté une fan zone en plein air sur le parking d’un collège de Colmar pour diffuser la Coupe du monde. Nous étions dépendants de la météo, c’était le seul petit bémol. Sur place, il y avait un écran géant et des camions pour vendre des boissons. Pour le premier match, par exemple, contre la Nouvelle-Zélande, il y avait beaucoup de monde. Le club a su trouver des bénévoles motivés pour organiser ces diffusions, je lui tire mon chapeau.

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