jeudi 30 mai 2024
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Le Plat du jour – À la Truite à Illhaeusern

Nous sommes à Illhaeusern, avant le pont sur l’Ill. Ici rive gauche, c’est « À la Truite », tandis que la célébrissime Auberge de l‘Ill est après le pont.

Ce pont ne sépare pas les familles Haeberlin et Poujol où l’amitié remonte au début du XXe siècle, quand la cuisine était une affaire de mères. Aux fourneaux, aujourd’hui, Christophe Poujol, avec Marie, la maman qui veille sur le service et accueille les clients.
Le plat du jour est très souvent du poisson, mais ce jeudi, nous avons eu droit à l’un des plats souvenirs de mon enfance, les « lawerknepfla », ces petites quenelles de foie étaient aussi bonnes que celles cuisinées par mon papa. Elles étaient servies avec salade et pommes sautées, ce fut parfait. Mais la première surprise était l’entrée : du poisson mariné au vinaigre comme les « Brotschellfisch », des conserveries alsaciennes, mais ici c’est fait maison et bien meilleur. Avec l’entrée, le plat du jour est proposé à 14 € ou 16€ les jours avec poisson. Comme dessert, une tarte aux myrtilles à laquelle je n’ai pas pu résister, même hors saison.

Annette s’est régalée avec une truite aux amandes qui débordait des deux côtés d’une grande assiette, 18€, grande générosité aussi pour les amandes.

Ici les poissons sont sortis minute du vivier. Marie nous raconte que le vivier contient aussi des anguilles et un silure, en sursis ; il est destiné au plat du jour du lendemain. Tout était bon, même si nous avons regretté de ne pas pouvoir goûter la matelote. Nous reviendrons au printemps prochain, après les travaux d’extension vers la rivière avec une belle vue sur le cours d’eau qui traverse toute l’Alsace.

Pour la petite histoire

Histoire de familles entre les deux affaires, l’Auberge de l’Ill et A la truite : l’amitié, la complicité et l’entraide perdurent. Marie épousa Jean Louis qui était cuisinier à l’Auberge. Maintenant ce sont les enfants de Christophe Poujol et des Haeberlin-Baumann qui fréquentent la même école au village. Il n’est pas rare qu’un établissement dépanne l’autre, on a parlé d’échange de café et même d’anguille ! Confidence de Marie : « Monsieur Paul aimait s’attabler ».

par Annette et Bernard Kuentz

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