mercredi 24 juillet 2024

Accordons nos pendules…

On passe bientôt à l’heure d’été !

C’est Benjamin Franklin qui aurait, le premier, proposé cette manœuvre dans le louable but d’économiser de l’énergie. L’idée, mise en œuvre en 1916 puis abandonnée pendant la Seconde Guerre mondiale, fut remise en pratique en 1976. Depuis, deux clans s’affrontent sans relâche : ceux qui trouvent ça très bien ou qui s’en fichent et les autres. Les abonnés aux bourdes occasionnées par les manipulations biannuelles des instruments de mesure du temps. Ceux, aussi, qui savent bien que le changement d’heure énerve les bébés et les vaches, également perturbés dans leurs habitudes… Chose qui par un effet de dominos peut avoir des conséquences dramatiques sur un nombre impressionnant de personnes.

La mise en œuvre du procédé

J’ai à chaque fois une pensée pour les préposés aux horloges publiques dans les villes. Ceux qui s’occupent des pendules accrochées très en hauteur, sur les clochers des églises et aux frontons de certains bâtiments municipaux. Je les imagine, nuitamment perchés sur une immense échelle, à bidouiller aiguilles et manivelles.

Les pauvres mériteraient bien des louanges. Louanges à quatre voix même, pour le préposé de Molsheim, celui qui se coltine l’horloge à Jacquemarts installée place de l’Hôtel de Ville, sur le bâtiment de la Metzig! Pourquoi ? Parce que cette horloge-ci a non pas un, mais deux cadrans horaires. Chacun muni d’une seule aiguille. L’un indique les heures, l’autre, les minutes. Il s’agit donc de ne pas s’emmêler les pinceaux, sous peine d’affoler bien plus que les bébés… et les vaches !

par Sylvie de Mathuisieulx

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