jeudi 18 juillet 2024
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Kunheim – Sous les tilleuls d’été, une triphonie poétique

Samedi 6 juillet, Kunheim fêtera sa première Nuit d’été de la poésie. Réunis au boulodrome sous les tilleuls, rue Jules Verne à 20h, l’occasion d’une triphonie portée par Claude Diringer, Liliane Bertolini, Claude Wind, Igor Uibo, Françoise Urban-Menninger et Bernard Krysa, à la guitare.

Triphonie ? « Un mot créé par Adrien Fink, poète alsacien de renom et fondateur de la revue alsacienne de littérature RAL », explique la poétesse Françoise Urban-Menninger, en charge de l’organisation de cette première soirée poétique, initiée par Jill Köppe-Ritzenthaler, la maire de Kunheim. Ce terme relie l’identité locale par la langue, la délicatesse du Mot, en français, allemand et alsacien.

À la demande de Françoise, plusieurs plumes de la région se sont jointes à l’initiative : Claude Deringer.

« très grand poète qui écrit en alsacien sundgauvien » ; la poétesse Liliane Bertolini qui narre l’émerveillement en allemand et en français ; Claude Wind, chantre de la scène musicale alsacienne dans les années 70 et 80, qui, également influencé par les écrits de Baudelaire, Rimbaud, Ginsberg, Dylan ou Cohen, a toujours cherché à faire coexister les champs musicaux et littéraires. Igor Uibo, enfin, le plus alsacien des Estoniens « que j’ai connu dans les années 1980 et avec lequel nous avons créé la Zone d’action poétique à Colmar », « Un gueulard », sourit Françoise, et « ancien Président du Théâtre de la citerne ».

Claude Wind, lors de la Grande Lecture programmée dans le cadre de Strasbourg Capitale Mondiale du Livre, devant la cathédrale de Strasbourg. / ©Claude Menninger

Surtout un homme qui a le charme de ceux qui adoucissent les maux du monde en jouant avec la finesse de leurs mots.

Des « riens somptueux »

« La poésie sauvera le monde », disait Jean-Pierre Simeon, l’ancien directeur artistique du Printemps des poètes. « Cette phrase sonne tellement juste », remarque à mi-mots Françoise, qui imagine déjà ce songe d’une nuit d’été triphonique aux trois langues composites et fondatrices de son identité locale. Des langues vivantes et mutantes à force de vers ou de « magnifiques » sonorités parfois mal orthographiées. À l’image de ces mots d’enfants que Françoise a, par le passé, eu le bonheur d’accueillir dans ses autres ateliers d’écriture tels que « firmaman », « bouche bais », « escalier en tire-bouchon ».
Des « riens somptueux », comme diraient ses amis poètes qui, aux côtés d’autres auteurs en herbe, du voisin à la femme âgée du village, illumineront cette nuit d’été.

L’info en plus

La soirée est ouverte à tous les poètes, confirmés ou non. Pour proposer vos textes : contacter Sylvie Nichini en mairie : 03 89 78 89 02 / sg@kunheim.fr

Christophe Nonnenmacher

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