AccueilÀ la uneCOLMAR I Weckerlé, le mobilier de père en fille

COLMAR I Weckerlé, le mobilier de père en fille

C’est une institution discrète, où les clients viennent chercher le haut du panier du mobilier. Le fief du designer Gilbert Weckerlé qu’il s’apprête à transmettre à sa fille.

« J’ai un scoop à vous communiquer : ma fille Alice reprend l’affaire. Je vais tout doucement m’éclipser ». C’est ainsi que Gilbert Weckerlé, prolifique designer de meubles et fondateur de la boutique éponyme, accueille Maxi Flash. Il a commencé son parcours en dessinant pour diverses sociétés, puis pour la sienne. Une voie qu’il a choisie par « pure passion et bonheur du dessin, de la création de quelque chose qui n’existe pas ». Il a ensuite commencé à vendre des collections, puis il a ressenti le besoin d’avoir un rapport avec la clientèle pour avancer dans son travail : « Je trouvais ça essentiel. En 1989, on a ouvert un premier magasin-bureau d’études. En 2006, on a ouvert ici », retrace-t-il. Avec les années, Weckerlé est devenu une référence du mobilier haut de gamme à Colmar. Gilbert, lui, est devenu le garant d’un savoir-faire.

Décoration et ameublement haut de gamme parsèment la boutique. / ©DR

UNE NOUVELLE PAGE

Le créateur a su se distinguer en misant sur la qualité et le style : « J’adore l’histoire de mon pays et donc ce que je dessine, c’est l’esprit français. Je ne suis pas du tout dans l’esprit scandinave qui nous a envahis avec un tsunami épouvantable (rires) », explique-t-il. Ses meubles sont de ceux que l’on garde une vie entière. De plus, aucun produit chimique n’est utilisé dans les vernis. Il propose également des éléments de décoration et du conseil : « On se déplace chez les gens pour donner des conseils en décoration. On a fait beaucoup de restaurants à Colmar », précise Alice, sa fille. Cette dernière va progressivement reprendre la société après une transition de deux ans. Sa soeur pourrait, peut-être, la rejoindreun jour. Une succession naturelle : « J’ai grandi dans le magasin. Ça m’a donné envie de faire des études liées à ça. J’ai fait mon cursus dans la déco, mes débuts ici, puis je suis partie faire mes armes ailleurs et je suis revenue. Ma frangine, elle, s’estorientée dans tout ce qui est gestion administrative », exprime Alice. À terme, elle compte moderniser l’endroit, la communication et apporter un côté créatif avec, par exemple, de « la création d’objets ». Weckerlé est mort, vive Weckerlé.

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