jeudi 29 février 2024
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Colmar – Rire, et faire vivre le dialecte

Depuis 120 ans, le Théâtre Alsacien de Colmar, ou TAC, anime la scène locale de ses comédies. Quatre-vingt bénévoles font vivre cette association pour assurer le bon déroulé de chaque représentation, une vingtaine par saison.

La saison 2023/2024 du TAC a bien démarré avec sa première pièce de la saison « S’waschbelnascht » qui a été jouée ces trois derniers week-ends à Colmar, Munster et Turckheim, une pièce policière différente du registre habituellement boulevardier :

« Le théâtre alsacien rime avec rire et comédie, mais nous avons déjà montré à nos spectateurs que nous savons faire autre chose, comme cette pièce », confie Béatrice Vonesch, présidente du TAC et metteuse en scène. Un comité de lecture choisit les pièces qui seront jouées en novembre, décembre et février parmi une quinzaine de propositions d’auteurs.

Cette saison, une création s’est faufilée dans la programmation puisque le TAC a demandé à l’historien Gérard Léser d’écrire une pièce sur les visites touristiques de Colmar qu’il tient chaque été.

Les actrices de la dernière pièce. De gauche à droite : Marie-Jo Keller, Claudia Schwartz, Reine Spenlehauer, Monique Ringeval, Anne-Marie Schelcher, Nicole Schwoerer, Julie Kempf-Wurtz, Béatrice Vonesch et Elsie Greiner (souffleuse). / ©asf

Une association ouverte à tous

Tous les acteurs bénévoles du TAC ont suivi des cours de théâtre et sont dirigés par des metteurs en scène bénévoles. Chacun y va de sa petite histoire: Claudia Schwartz et Nicole Schwoerer viennent du Théâtre Alsacien de Sélestat.

Claudia a commencé pour dépanner la troupe, parce qu’il manquait une jeune comédienne.
Nicole était tout juste âgée de 20 ans quand elle est montée sur les planches: « Je crois même qu’ils ont dû me pousser sur scène la première fois. J’étais jeune et ce n’était pas évident de jouer », raconte-t-elle. Marie-Jo Keller et Anne-Marie Schelcher ont intégré la troupe sous la proposition de Béatrice Vonesch qui, d’ailleurs, l’assure : « Notre porte est ouverte à tous ».

Pour preuve, Julie Kempf-Wurtz est actrice depuis 5 ans alors qu’elle ne sait pas parler alsacien : « J’ai grandi dans une famille dialectophone, alors je comprends l’alsacien, mais je ne l’ai jamais parlé. Je l’apprends en phonétique, les deux-trois premières répétitions font peur parce que je parle un alsacien très haché et très français », s’amuse-t-elle. « C’est une passion, un hobby, de l’investissement, mais c’est aussi la défense de l’identité et de la langue alsacienne », conclut Marie-Jo Keller.

Le chiffre : 5000

C’est le nombre de spectateurs qui viennent soutenir le Théâtre Alsacien de Colmar chaque année, dialectophones ou non, puisque, pour la deuxième année consécutive, la troupe propose le surtitrage de leurs pièces.

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