jeudi 25 avril 2024
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Colmar – Les Diables rouges sensibilisent sur les blessés de l’armée

Le fameux régiment bien connu des Colmariens a prévu une action au centre-ville le 24 avril prochain dans le cadre de l’opération « Avec nos blessés ».

Les liens entre Colmar et le 15.2, situé en plein cœur de ville, sont très forts. Des liens historiques et affectifs qui remontent à plus d’un siècle. Le régiment a pris ses quartiers à Colmar en 1919 et a participé à la libération de la ville en 1945. Les habitants sont habitués à voir les militaires courir ou s’entraîner au sud de la ville. Le 152ème régiment d’infanterie participe régulièrement à des opérations commémoratives et en direction de la jeunesse. Depuis 2017, année de son lancement au niveau national, le 15.2 participe également à l’opération « Avec nos blessés ». L’objectif est de faire connaître cette cause auprès du public et de collecter des fonds pour améliorer le quotidien des blessés et de leur famille. En dix ans, le 152ème régiment comptabilise plus de 60 blessés, dont les deux tiers ont repris le service une fois remis sur pied.

Le 15 février, l’opération « Avec nos blessés » a été lancée : 250 Diables rouges ont parcouru 15,5 km dans le vignoble alsacien. / ©Documents remis

15000 euros récoltés en 2023

Une journée d’activité est prévue au centre-ville de Colmar le 24 avril prochain. Un gala de sport de combat MMA est également programmé (date à venir) ainsi que différentes manifestations dans les six communes haut-rhinoises jumelées aux six compagnies du régiment. L’an dernier, un trail, une tombola et des activités physiques pour les enfants avaient été organisés. En 2023, l’opération « Avec nos blessés » avait permis de récolter plus de 15000 euros.

« Nous aimerions faire au moins aussi bien cette année. Cela produit des effets incommensurables sur nos blessés », affirme le colonel Laurent Luisetti, chef de corps du 15.2. Cette opération vient compléter les dispositifs légaux mis en place par le ministère des Armées. « Une unité militaire est animée par un esprit de corps qui naît de l’expérience partagée quand nous sommes en mission. Cela crée des liens d’attachement forts entre nous. Cette opération contribue à témoigner de l’attention à nos blessés, à leur signifier qu’on ne les oublie pas. Dans la période de reconstruction et de convalescence, l’aspect psychologique est important », insiste le colonel. Les fonds récoltés permettent d’atténuer les difficultés quotidiennes des familles des blessés en finançant un équipement ou un aménagement de l’habitat pour circuler en fauteuil roulant par exemple.

Le colonel Laurent Luisetti est le chef de corps du 15.2. / ©Julie Giorgi

Des blessures psychiques et physiques

Lorsqu’on parle de blessés de guerre, on pense d’abord aux souffrances physiques, mais il y a aussi celles qui ont attrait au psychologique. « Les blessures psychiques sont reconnues au même titre que les blessures physiques. Le service de santé des armées possède une expertise pour déceler et soigner ce type de souffrances. En tant que cadres nous sommes aussi formés. Nous connaissons certaines techniques pour désamorcer des situations traumatisantes. C’est un sujet que l’on prend très au sérieux », assure le colonel. Il prône aussi la force du groupe qui protège et limite les effets psychologiques liés à des situations de combat. Pour montrer la solidarité des soldats envers leurs homologues blessés, un compteur d’effort est également mis en place dans le cadre de l’opération « Avec nos blessés ». Le 15 février, le régiment a organisé un footing dans le vignoble près de Colmar avec 250 hommes. Un circuit à vélo de 152 km dans les Vosges est aussi programmé sur un tracé symbolique qui passera forcément par le Hartmannswillerkopf, lieu où le 15.2 a gagné ses lettres de noblesse durant la Première Guerre mondiale.

Dans le cadre de l’opération « Avec nos blessés », une journée d’activité est prévue au centre-ville de Colmar le 24 avril prochain. / ©Documents remis

L’info en plus

Le surnom des Diables rouges a été donné au 152ème régiment par les Allemands lors des combats de l’Hartmannswillerkopf en 1915. Pendant la Première Guerre mondiale, les fantassins français portaient des pantalons rouge garance. Au Hartmannswillerkopf, surnommée la montagne « mangeuse d’hommes », plus de 3000 soldats du 15.2 ont péri. L’insigne des Diables rouges a été officialisé comme emblème du régiment en 1924.

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