jeudi 18 juillet 2024
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Colmar – Les clowns prêtent leur cœur aux Hôpitaux

Après Strasbourg et Mulhouse, « Cœur de clown » pose ses valises aux Hôpitaux Civils de Colmar. Pour faire rire et redonner le sourire aux blessés de la vie.

Redonner du baume au cœur à des enfants, le sourire à des personnes âgées atteintes d’Alzheimer ou d’autres en situation de handicap ; réenchanter un peu leur vie, le temps d’un passage dans leurs chambres ou les couloirs monochromes qui les accueillent : là est la mission principale de l’association strasbourgeoise « Cœur de clown », depuis sa création, 25 ans en arrière. Déjà bien connue des allées du GHRMSA de Mulhouse et du CHU de Hautepierre de Strasbourg, la petite troupe de joyeux drilles partage désormais son art de (re)vivre dans celles des Hôpitaux Civils de Colmar. Une nouvelle bulle d’air, en Alsace, pour qui souffre des affres de la vie ou de l’oubli. Que les patients soient en pédiatrie, gériatrie, EHPAD ou en établissements spécialisés, le don de cœur et d’émotion de ces clowns pas comme les autres vise « à améliorer la qualité de vie des enfants, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, pendant leur séjour », appuient ces derniers. « La culture pour aider à soigner » pourrait être leur devise. « Nous ne sommes pas des thérapeutes, mais des comédiens qui travaillent en complémentarité et respect de l’équipe soignante », précisent ces « nez rouges » qui disposent d’une formation sur les différents types de pathologies rencontrées. 

Les clowns sont dans la place. / ©Vladimir Lutz – Cœur de clown

« Soupape de décompression »

De l’avis de tous, patients, corps médical ou familles, les clowns ont indéniablement su prendre une place rare et essentielle dans l’accompagnement ou la guérison. Ils activent l’imaginaire et les rêves de chacun par le biais de l’humour, de l’écoute. Parfois, leur présence fait office de « soupape de décompression », note Joanne Kueny, leur chargée de production. L’idée : que le patient ne soit plus « réduit à sa seule maladie et que de vraies relations se créent entre tous, au sein du service ».

Que l’humain et l’humanité priment, sans autre filtre. Pour que le temps d’une émotion partagée, la maladie s’efface au profit d’une jolie greffe de cœur. 

Christophe Nonnenmacher

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