AccueilÀ la uneCOLMAR I David Andolfatto, le plus népalais des Alsaciens

COLMAR I David Andolfatto, le plus népalais des Alsaciens

Qui pourrait penser que l’un des grands spécialistes de l’histoire et de l’archéologie du Népal se trouve au cœur de l’Alsace ? Retour sur l’itinéraire d’un passionné.

Il arpente la bibliothèque des Dominicains entre deux recherches. David Andolfatto est archéologue et historien de l’art, spécialiste de l’Himalaya et du Népal. Une passion qui lui vient de l’enfance : « J’ai grandi avec des films qui nous plongent dans l’histoire. Et avec mes parents, j’ai voyagé en Inde en 1996 à 10 ans. Je suis tombé amoureux de la culture indienne, sans l’idéaliser non plus », raconte-t-il. Sans surprise, il a suivi une licence archéologie et histoire de l’art à Strasbourg, avant d’aller à Paris pour un master sur l’histoire de l’art et l’archéologie du Népal, et d’enchaîner sur une thèse.

DU NÉPAL À NEW YORK

À ses 18 ans, il a pris la direction de l’Inde, puis du Népal : « Et j’en suis tombé amoureux, je me suis dit : je veux que ma vie tourne autour de ce lieu ». C’est le cas depuis des années. Au quotidien, David Andolfatto est consultant pour le Rubin Museum à New York. Il effectue des recherches documentaires sur leurs collections. Il est également chercheur associé dans un centre de recherches à Paris. Dans ce cadre, il termine un livre, sa thèse de doctorat traduite en anglais et améliorée : « Il s’agit d’archéologie de populations de l’ouest du Népal, de la période médiévale ». Un autre de ses sujets est l’iconographie de la torture.

Enfin, il travaille sur des objets en argile bouddhistes, fabriqués en masse lors de rituels et se rend de temps en temps au Népal : « J’aime utiliser la connaissance du terrain pour mieux comprendre les objets dans les musées », dit-il. D’aucuns se demanderont à quoi cela sert d’étudier le Népal pour un Colmarien ? L’historien a une réponse à apporter : « Mes travaux aident les gens qui font des expositions. Il y a aussi des publications scientifiques et grand public ». L’autre grande utilité, c’est la protection du patrimoine. Il a ainsi documenté des centaines de monuments népalais, permettant entre autres leur reconstruction en cas d’effondrement : « On travaille sur le passé, pour le futur », conclut-il.

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